Retour au sommaire

Faïences parlantes ou l'histoire racontée par les assiettes

Le décor de la faïence révolutionnaire

Page précédente
Assiette révolutionnaire

Assiette révolutionnaire – Nevers- copie polychrome de la fin du XIXe siècle  –Don Jules Duvau -n° d’inventaire 9056

Son décor représente un coq sur un canon accompagné d’une inscription « Je veille sur la Nation ».
Dans un décor végétal, l’oiseau multicolore vu de profil  se tient sur une seule patte sur un fût de canon. La pièce d’artillerie est posée sur un support en bois.

Le motif du coq sur des céramiques apparaît un peu avant 1789. Il est mis à l’honneur dès 1790, avant d’être plus populaire vers 1792-1793. Il devient une figure emblématique de l’art populaire au XIXe et au début XXe siècle (sur les timbres-postes, les monnaies…).
Même si le coq n’est pas un symbole officiel, il devient peu à peu  un signe de reconnaissance nationale.
Ici, le thème du coq est repris pour célébrer la République assiégée de l’extérieur. Cet oiseau a une double symbolique. Attaché aux divinités guerrières de l’Antiquité (Arès, Athéna), il exalte le courage et la hardiesse des combattants mais on lui confère aussi un rôle protecteur.

Page suivante
Détail du décor central de l'assiette révolutionnaire