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Faïences parlantes ou l'histoire racontée par les assiettes

Le décor de la faïence révolutionnaire

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Assiette révolutionnaire

Assiette révolutionnaire – Nevers- copie polychrome de la fin du XIXe siècle  –n° d’inventaire 9028.

Le décor en plein sur ce bassin représente une scène d’exécution à la guillotine, il est encerclé d’un fin trait noir. Un échafaud est situé sur une couverture végétale. Un ecclésiastique avec un étrange chapeau et un vêtement noir monte les escaliers  pour arriver sur la plateforme. Il brandit une croix de Lorraine. Sur la plateforme se trouve un soldat vêtu d’un pantalon rouge, d’une veste bleue et d’une chemise blanche. Il porte un bicorne avec dessus une sorte de plume rouge et tient également une épée. À la gauche de ce personnage, se trouve le bourreau en train d’actionner le mécanisme de la guillotine, il est habillé de vêtements verts et d’un manteau rouge ; il porte également un bicorne avec une plume rouge. Le personnage condamné à mort vêtu de rouge est allongé sous la guillotine. Sous l’échafaud se trouve un filet afin de recueillir  la tête d’un condamné. Ce type d’exécution a été choisi le 6 octobre 1791 par l’Assemblée législative qui promulgue une loi déclarant que « tout condamné à mort aura la tête tranchée ». Cette méthode était jugée plus humaine et plus décente que la pendaison  ou la décapitation  à l’aide d’une hache.

C’est aussi une évocation de la Terreur révolutionnaire menée au nom de la défense de la Nation contre les ennemis intérieurs et extérieurs, thème que l’on retrouve en France après la perte de l’Alsace-Lorraine en 1871 dans certains milieux et qui anime une partie de la politique de la IIIe République.

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Détail du décor central de l'assiette révolutionnaire