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Faïences parlantes ou l'histoire racontée par les assiettes

Histoire de la faïence française

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Détail floral d'un porcelaine de Nevers

Développement et prospérité de la faïence française

La prospérité du XVIe siècle et le goût pour les « choses italiennes » impulsent le développement d’une production de faïence française liée à l’accroissement de la richesse des élites urbaines et à la multiplication des chantiers des résidences princières. Ainsi, François Ier fait décorer la façade et une partie de l’intérieur du château de Madrid (dans le bois de Boulogne, à Paris) de majoliques, une luxueuse faïence italienne. De plus, c’est à ce moment que de nombreux artisans faïenciers italiens viennent s’installer en France. Ils s’établissent dans les grandes villes telles que Lyon.

Les troubles causés par les guerres de Religion et l’affaiblissement du commerce de luxe ont entraîné le transfert des ateliers lyonnais vers Nevers et Cosne-sur-Loire, transfert à l’origine d’un développement spectaculaire de la faïence en France.

Tout au long du XVIIe siècle, les faïenceries ont des productions assez diverses : des carrelages, des vases d’ornementation pour les jardins et de la vaisselle de service.

Le nouvel essor économique du XVIIIe siècle contribue fortement au développement de la faïence stannifère. Les manufactures se multiplient ce qui entraîne une diversification des types de faïences et l’apparition de nouveaux styles décoratifs : Nevers, Montpellier, Lille, Paris, Moustier, La Rochelle, Rouen.... Les fabriques doivent répondre à la demande croissante d’une nouvelle clientèle : les notables et artisans des moyennes et petites villes. La faïence n’est plus uniquement un produit de luxe.

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Décor de fleur de lys d'une assiette de NeversDécor d'une assiette de Nevers : bébé dans un couffin