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Faïences parlantes ou l'histoire racontée par les assiettes

Le décor de la faïence révolutionnaire

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« Les quatre saisons »

Le musée Sully possède dans sa collection de faïence une série de quatre assiettes dont chacune représente une saison.

Même si l’année 1791 est inscrite sur ces céramiques, ce sont toutes des copies de la fin du XIXe siècle. D’ailleurs, leurs couleurs sont beaucoup plus nuancées que celles des céramiques du XVIIIe siècle.

Elles sont toutes faites sur le même modèle : au centre, le décor allégorique ; en haut, est inscrite la saison ; en bas, l’année  et sur les bordures se trouvent des fleurs stylisées.

Contrairement aux faïences patronymiques, le thème religieux a laissé la place à un sujet plus civil, celui des quatre saisons. Ces allégories d’origine païenne ont été remises à la mode par le néo-classicisme. Ce mouvement artistique a repris les valeurs et les images de l’Antiquité.

La première saison du cycle est le printemps.

Ici, il est illustré par un homme nu et barbu chevauchant un aigle, il tient dans ses deux mains des éclairs. C’est la représentation de Zeus, roi des dieux dans la mythologie grecque. Il règne sur le Ciel et a pour symboles l’aigle et la foudre (ensemble de trois éclairs). Il est aussi associé aux cultures et aux cycles agricoles. Il est donc logique qu’il incarne le printemps, saison où la nature se réveille de son hibernation.

Ensemble des assiettes des quatre saisons Détail de l'assiette du printemps