Autour de 1879-1880, il privilégia donc cette nouvelle voie. A la suite de peintres fleuristes déjà réputés, Henri Biva, Eugène-Henri Cauchois, Achille-Théodore Cesbron et bien d'autres, Furcy se lance dans la bataille et parvient très rapidement à s'imposer à leurs côtés.

Tous ces artistes sont en fait des virtuoses qui rivalisent "d'habileté en utilisant, comme des prestidigitateurs, brosses, chiffons, racloirs, tubes, couteaux à palette et, pourquoi pas, leurs doigts… [Ils font preuve d'] un far presto qui s'efforce non seulement de briller pour lui-même, mais aussi d'exprimer la précarité du modèle".

Le succès est au rendez-vous et dès 1881 le Musée des Beaux-Arts de Pau lui achète ses "Grenades et chrysanthèmes". Mais son véritable couronnement fut assurément l'obtention en 1888 d'une "Mention honorable" pour Fleurs et fruits, exposé cette année-là au Salon de Paris.

Furcy devait bien des années encore inonder salons et galeries de ses coins de jardin, de ses fleurs et de ses fruits. Mais outre ces compositions foisonnantes et de grand format qu'il réservait prioritairement aux Salons, il adapta ses recettes décoratives et opulentes à des toiles de taille plus modeste que les amateurs pouvaient accrocher avantageusement dans leurs appartements.

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