La Nouvelle-Calédonie

La Nouvelle-Calédonie est un archipel de l’océan Pacifique Sud. Elle compte trois provinces : les îles Loyauté, la Province Nord et la Province Sud où se trouve la capitale, Nouméa.
Comme l'attestent les découvertes archéologiques (poteries lapita), les premiers habitants de la Nouvelle-Calédonie seraient arrivés vers 2000 avant Jésus-Christ.
1774 - James Cook, en route vers la Nouvelle-Zélande, découvre une vaste île qu'il nomme «Nouvelle-Calédonie » en hommage à l'Écosse.
1793 - visite de l'archipel par le contre-amiral d'Entrecasteaux.
1843 - établissement d'une mission catholique française.
1853 - prise de possession au nom de la France par le contre-amiral Febvrier Despointes. L'île sert de colonie pénitentiaire entre 1864 et 1896.
Au milieu du XIXe siècle - découverte de grands gisements miniers de cuivre, de cobalt et de nickel.
1894 - le décret sur l’immigration du gouverneur Feillet provoque la venue de Japonais, Indochinois et Indonésiens (suivis par les Tonkinois en 1922). La plupart travaillent dans des mines nouvellement ouvertes.
Entre 1887 et 1946 - instauration d'un régime de l'indigénat et cantonnement des Kanak en réserve (1897-1903).
Pendant les années 1930 - l'implantation religieuse catholique et protestante s'achève et se renforce. La société kanak est ébranlée dans ses fondements sociaux, religieux et territoriaux. Sa démographie décline au point que l'on imagine sa totale disparition sous peu.
Ralliée aux Forces Françaises Libres en 1940, la Nouvelle-Calédonie contribue à la création du bataillon du Pacifique. Elle sert de quartier général de l'armée des États-Unis entre 1942 et 1945.
1946 accession des Kanak à la citoyenneté, obtention pour certains du droit de vote.
1956 la Nouvelle-Calédonie accède à l'autonomie politique et administrative (loi Defferre).
1969-1972 boom du nickel
1974-1976 multiplication des protestations contre la présence française.
Les années 1980 voient les tensions entre opposants et partisans de l'indépendance atteindre leur paroxysme. Les affrontements dégénèrent en insurrection quasi généralisée entre 1984 et 1988, année pendant laquelle la violence culmine avec la prise d'otages d'Ouvéa : en réaction au nouveau statut proposé par le ministre des Dom Tom Bernard Pons, des indépendantistes kanak attaquent la gendarmerie de Faouyé sur l'île d'Ouvéa. Ils tuent quatre gendarmes et en capturent vingt-sept autres. Le 5 mai, des troupes d'élite de l'armée française et le GIGN prennent d'assaut la grotte de Gossanah pour délivrer les otages, causant la mort de deux militaires et de dix-neuf indépendantistes kanak. Le premier ministre d'alors, Michel Rocard, envoie une "mission du dialogue" en Nouvelle-Calédonie. Les Accords de Matignon sont signés le 26 juin, suivis dix ans après par l'Accord de Nouméa, texte sans précédent dans l'histoire de la République française donnant un cadre de décolonisation fondé sur le transfert progressif des compétences de l'État français à la Nouvelle-Calédonie.

À partir de 2014 et jusqu'en 2018, un référendum d'autodétermination prendra place en Nouvelle-Calédonie. Carte de la Nouvelle-Calédonie
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