La formation des couleurs sur les plaques à réseau

Qu'il s'agisse d'un procédé ou d'un autre le principe de la plaque à réseau est le même. Mais la structure du filtre est bien différente.

Pour l'autochrome, une plaque de verre est couverte d'un filtre coloré sur lequel on superpose une émulsion photographique au gélatino-bromure d'argent. Le filtre est constitué d'un réseau de points colorisés microscopiques : un mélange très fin de millions de grains de fécule de pomme de terre teintés en violet, orangé et vert.

Vue de détail de la structure d'une plaque Omnicolor Vue de détail d'une plaque Autochrome Lumière

vue de la structure d'une plaque Omnicolore (À gauche) et d'un autochrome (À droite).

Le réseau trichrome des plaques omnicolores est quant à lui composé d'une trame géométrique plus grossière mais d'élaboration plus complexe. Le réseau est fait d'une couche de gélatine avec des lignes d'encre grasse transparente de couleur bleu violet. Les espaces entre ces lignes sont teintés en jaune. Puis des lignes d'encre grasse cyan sont imprimées perpendiculairement aux premières lignes et s'associant avec les lignes jaunes elles forment des carrés verts. La plaque est ensuite colorée avec une teinture magenta qui, en contact avec les lignes jaunes, forme des carrés rouges. La plaque est enfin vernie puis couchée avec une émulsion panchromatique.

Les étapes du développement d'une plaque à réseau sont assez nombreuses. De manière résumée on peut considérer qu'elles comportent l'exposition ou prise de vue ; le premier développement du négatif ; l'inversion permettant de passer du négatif au positif ; le second développement (positif) ; la fixation, le vernis et le doublage éventuel de la plaque par une plaque de protection de même format.

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Structure d'une plaque autochrome :

1 : Émulsion
L'émulsion appliquée sur la dernière couche est rendue photosensible par adjonction de gélatino-bromure d'argent. Cette émulsion est sensible à l'ensemble des couleurs du spectre lumineux. À l'issue du développement une couche de vernis est généralement appliquée pour protéger la surface sensible.

2 : Vernis
Cette couche de vernis, appliquée sur la face exposée de la fécule sert à la protéger et à imperméabiliser la plaque de verre.

3 : Fécule colorée
Des grains microscopiques de fécule colorée en orange, violet et vert sont déposés sur la couche de vernis puis sont pressés pour créer un réseau dense de grains. Les rayons lumineux passent le microfiltre coloré sauf au niveau des particules de couleur complémentaire qui les absorbent, par exemple la lumière jaune est absorbée par les particules violettes ; les particules orangées et vertes sont plus ou moins détruites et la zone qu'elles occupaient devient transparente, donnant à l'œil, après tirage des trois couches, grâce au principe de la synthèse additive, une zone de couleur jaune.

4 : Vernis
Cette couche de vernis sert à fixer la fécule photosensible utilisée lors de la prise de vue

5 : Plaque de verre
Cette plaque sert de support aux émulsions, protégée de la lumière par un cache occultant, elle est insérée dans la chambre de l'appareil puis le cache est retiré. Il suffit alors à l'opérateur de déclencher l'obturateur de l'optique pour déclencher l'exposition de la couche photosensible.

vue en tranche d'une plaque autochrome