"L'Inde avec les Anglais", photographies de la collection de Pierre Loti

L'anglophobie de Pierre Loti

La famine

 

Le spectacle de la famine et le sentiment que les britanniques n’agissent pas assez pour y remédier lui font écrire des pages très dures pour l’occupant et sur « l’affreuse famine […], qui n’a vraiment plus d’excuse devant l’humanité, à notre époque où les paquebots, les chemins de fer, seraient là pour apporter la nourriture à ceux qui ont faim. »

 

L’exportation de thé et de céréales se développe alors vers la Grande-Bretagne, alors qu’à la famine de 1896-1897 succède en 1899-1900 une nouvelle famine plus grave encore : dix millions de personnes vont mourir cette année-là. Loti décrit avec force et compassion « la chanson de la famine ».

 

La France suit ces dramatiques évènements qui font la une des journaux. « Je ne connais rien, depuis le Dante, qui donne une impression d’horreur semblable », s’exclame Léon Daudet à la parution de L’Inde (sans les Anglais) dans Le Gaulois du 7 avril 1903.

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