"L'Inde avec les Anglais", photographies de la collection de Pierre Loti

Le grand voyage de Pierre Loti de 1899-1900

A la fin du siècle, il retourne en Inde, non plus en marin, mais en voyageur. En juin 1899, il a été placé hors cadre et sans solde. Le Ministre de l’Instruction publique charge le jeune académicien (il a été élu en 1891) de remettre les palmes académiques au maharajah de Travancore. C’est le prétexte d’un séjour de quatre mois. De là, il embarquera ensuite pour la Perse où le ministre des Affaires étrangères l’a chargé d’une mission économique et géographique. Son domestique et ami Edmond Gueffier l’accompagne.

 

De retour le 1er juillet à Rochefort, il confie à son Journal : « A la tristesse du dimanche s’ajoute la tristesse de la pluie. La maison déjà en ordre, les bibelots de l’Inde et de la Perse, accrochés à leur place pour toujours, les malles qui portent les noms de Bénarès ou d’Hyderabad, rangées au grenier dans le cimetière des malles, le voyage fini, accompli, passé dans les choses mortes… ».

 

En août 1901, Loti est réintégré dans la Marine, nommé capitaine de frégate, et envoyé à nouveau en Extrême Orient. Le 31 août, il fait encore escale à Colombo, avec cette fois comme compagnon le fidèle Osman Daney. « C’est l’Inde retrouvée, sous la pluie […]. Dans ces mêmes grands bazars […] j’achète mille choses pour Osman et pour moi. […Nous allons] au temple du « Bouddha couché » ».

Katar, relief en tête d'éléphant dans le creux de la lame Bracelet en argent ou anneau de cheville
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