L'art et les matières

Marcel Chauvenet, sculpteur et médailleur

De la sculpture à la médaille

À partir des années 1950, Marcel Chauvenet se consacre à une expression artistique nouvelle pour lui qu'est la médaille.

La technique du médailleur Chauvenet

La carrière de médailleur de Marcel Chauvenet débute en 1955 avec la médaille de Blaise Pascal commandée par la Monnaie de Paris, pour qui il travaille désormais. L'artiste œuvre sur trois thématiques : les figures religieuses, les personnages politiques et les représentations honorifiques.

Il utilise la technique de la médaille frappée. Sur la surface de l'avers et du revers, il expérimente plusieurs techniques avec des reliefs plus ou moins marqués en jouant sur les patines, la gravure en creux et même la ronde-bosse pour la médaille dédiée à Antoine Parmentier.

L'avers des médailles forme une galerie de portraits : Marcel Chauvenet rend hommage aux fortes personnalités qui ont marqué leur époque. Les revers accueillent l'espace narratif où l'artiste exprime toute sa créativité : paysages, symboles, éléments d'architecture ou texte.
La dernière médaille conçue par l'artiste est celle de Christophe Colomb. Alors qu'elle restait inachevée à son décès en 1988 sa fille Élisabeth, elle-même sculptrice, en réalise le revers. Il s'agit de l'unique médaille portant deux signatures avec le même patronyme.

Share

En 1975 une grande rétrospective est consacrée au médailleur Marcel Chauvenet à Perpignan, au musée Puig. Sa carrière de médailleur est consacrée en 1981 par le prix Germain-Pilon, décerné à l'issue du concours initié par la Smithsonian Institution. La médaille primée est « La Chouette ».