Les masques conservés à Rochefort-sur-mer :
L'arrivée dans les collections

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La manière dont les deux masques conservés au musée Hèbre de Saint-Clément sont parvenus jusqu'en Europe n'est pas certaine, et seules des hypothèses peuvent être formulées. La ville, de par sa tradition maritime forte, compte de nombreux navigateurs ou explorateurs qui ont pu ramener des objets exotiques de leurs voyages, aboutissant à l'entrée des masques dans les collections du musée par donation ou achat. Il est possible que les masques aient été rapportés par les frères René-Primevère et Pierre-Adolphe Lesson (tous deux attachés au service de santé de la marine) suite aux expéditions d'exploration de la Coquille (1822 - 1825), rebaptisée Astrolabe pour son second voyage (1826 - 1829), commandées par Louis Isidore Duperrey puis Dumont d'Urville.

Illustration extraite du compte-rendu du voyage de l'Astrolabe

Ci dessus : Illustration extraite de l'Atlas historique du voyage d'exploration du capitaine de vaisseau Jules Sébastien Dumont d'Urville en Océanie à bord de l'Astrolabe. La corvette apparaît à l'arrière-plan. Voir la fiche de l'objet

Toutefois la deuxième hypothèse est très peu vraisemblable car il n'est pas fait état d'une escale en Nouvelle-Calédonie de l'expédition de Dumont d'Urville dans les carnets de voyage de l'Astrolabe.
Les masques pourraient également provenir de dons de collectionneurs privés à la fin du XIXe siècle sans qu'il soit possible de remonter ces pistes plus avant.
La première apparition certifiée des masques à Rochefort se trouve dans le catalogue de l'Exposition industrielle, maritime, scolaire et scientifique, artistique et horticole de Rochefort en 1883 qui fait état d'un « masque de guerre » propriété du docteur Gallay, ainsi que d'une « figure de dieu canaque » appartenant à la collection du baron Coudein.

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