Un musée, pour quoi faire ?

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Qu'est-ce qu'un musée ?

Les objets exposés dans nos musées ne l’ont pas toujours été. Ils ont une histoire bien à eux. Ainsi, les tableaux et les sculptures pouvaient orner autrefois les châteaux et les églises. Certains objets, comme par exemple les coiffes, les outils... ont réellement été utilisés par les hommes qui vivaient avant nous. Tous ces souvenirs constituent notre patrimoine, c'est-à-dire ce qui nous vient de nos ancêtres, du passé. Le mot « patrimoine » vient d'ailleurs du latin pater qui signifie « père ».
Si tu regardes autour de toi le patrimoine est partout. Par exemple, la vieille photo noir et blanc de ton grand-père fait partie de ton patrimoine individuel. C’est un souvenir que tu partages avec ta famille. Quand tu te promènes dans la rue, certains bâtiments qui t'entourent ont de nombreuses années. Ils appartiennent aussi au patrimoine mais cette fois-ci il s’agit d’un patrimoine collectif, que tout le monde peut observer. Tout ce patrimoine te sert de points de repères, il constitue ton histoire et représente les connaissances que tu partages avec ton pays, ta région, ta famille.

Au cours de l’Histoire, les hommes ont accordé de plus en plus d’importance au patrimoine collectif, c'est-à-dire aux souvenirs qui appartiennent à tous. Ils ont compris qu’il était important de conserver les traces du passé pour qu’elles ne s’abîment pas et que tout le monde puisse les découvrir. Sous la Révolution française, les biens de l’Église et de la noblesse sont confisqués peu à peu. L’idée qu’ils sont importants pour le peuple français apparaît, comme le pense l’Abbé Grégoire qui invente la notion de « patrimoine national ».
Les révolutionnaires rassemblent les œuvres pour les protéger et les montrer dans des musées. En 1801, le musée du Louvre à Paris expose déjà plus de 35 000 œuvres ! Pendant longtemps, le patrimoine ne concernait que des grandes œuvres comme des tableaux d’artistes connus. Puis les hommes se sont intéressés à d’autres objets, comme les machines anciennes ainsi qu’au patrimoine immatériel, c'est-à-dire que l’on ne peut pas toucher, par exemple des légendes, des chants.

Mais au fait, sais-tu d’où vient le mot « musée » ?
Le mot musée vient du grec « mouseîon » qui désignait un temple consacré aux neuf muses antiques. Les muses étaient les filles de Zeus, le plus grand des dieux grecs. Elles étaient chargées de s’occuper et de veiller sur les arts, comme la musique ou la danse. Les musées comme nous les connaissons aujourd’hui sont assez récents et datent de la Révolution française. Avant cette période, au XVIe siècle, d’étranges musées étaient très à la mode. On les appelait « cabinets de curiosités ». En effet, il y avait de curieux objets regroupés les uns avec les autres ! Parmi des objets « naturels » (végétaux, animaux et minéraux) collectionnés pour leur étrangeté se mêlaient des objets « artificiels », c’est-à-dire des œuvres d’art fabriquées par l’homme…

Aujourd’hui chaque musée est unique ! On peut les classer en cinq grandes familles :
- Les musées d’art : ils présentent des tableaux, des sculptures… choisis pour leur intérêt artistique.
Exemple : Musée d’Angoulême, peinture à l'huile.
- Les musées d’histoire et d'archéologie : ils sont organisés autour d’un thème historique, d’une époque…
Exemple : Musée des Tumulus de Bougon, poignard du Néolithique.
- Les musées des sciences naturelles : ils s’intéressent à l’histoire de la vie, à la Terre.
Exemple : Muséum d’histoire naturelle de La Rochelle, flamant rose naturalisé.
- Les musées des techniques : ils conservent la trace de techniques anciennes en présentant par exemple des machines, des outils.
- Les musées d’ethnograhie : ils retracent la vie de nos ancêtres, les gestes qu’ils pratiquaient, les habits qu’ils portaient…
Exemple : Musée d’Airvault, coiffe du XIXe/XXe siècle.

Maintenant, qu’attends-tu pour visiter tous ces musées ?! Et n’oublie pas que le musée est avant tout un lieu de découverte et d’émerveillement !

Pourquoi venir au musée ?

Découvrir...

Beaucoup de raisons peuvent t’amener à pousser les portes d'un musée. La première est la curiosité. Quels objets y sont exposés ? Pourquoi sont-ils tous réunis au même endroit ? Mais que fait-on exactement dans un musée ?
Une fois à l'intérieur, tu te rendras compte que le musée est un bon outil pour apprendre et découvrir de nouveaux sujets d'intérêt.
Par exemple, sais-tu comment vivaient les hommes préhistoriques ? Les objets archéologiques  conservés au musée te permettront d’imaginer des réponses…

Apprendre...

Pour aider les visiteurs à mieux comprendre ce qui les entoure, on trouve toujours de petits textes près des objets. Ce sont des “cartels” qui nous expliquent l'essentiel : le nom de l’œuvre ou de l’objet, qui a réalisé cette œuvre, quand, où…
Pour découvrir l’ensemble du musée, ou seulement certains objets, tu as la possibilité de suivre une visite guidée avec un médiateur. Il répondra à (presque) toutes tes questions !
Parfois, les musées proposent des audio-guides, un appareil qui se colle à l’oreille comme un téléphone et qui donne différentes informations.
Grâce aux expositions temporaires, il y a toujours quelque chose de nouveau à voir au musée ! Ces présentations abordent un sujet précis et durent seulement quelques mois.

Échanger

Un musée est également un lieu qui accueille différents publics : des enfants, des adultes plus ou moins âgés, ayant un handicap ou pas, des écoles, des centres aérés, des familles … Devant les œuvres, tous ces visiteurs peuvent alors échanger leur point de vue.
Certains musées sont de véritables petites villes où tout est prévu pour passer la journée. Tu peux y voir des films en rapport avec les œuvres, participer à un atelier de création artistique, déjeuner ou acheter un souvenir .

Ressentir...

Dans un musée, tu es en contact direct avec les œuvres et les objets. Les tableaux rayonnent de toutes leurs couleurs ! On peut être surpris et ému face à un tableau, par exemple en remarquant la trace que le peintre a laissée avec son pinceau.
Le musée est un lieu où on peut trouver l'inspiration. Les musées permettent à de futurs artistes de découvrir comment peignaient ou sculptaient les maîtres anciens pour copier des chefs d’œuvres. Aujourd’hui encore il n’est pas rare de croiser des visiteurs un carton à dessin sous le bras !

Se divertir...

Pour sensibiliser toujours plus de monde, les musées organisent de nombreuses manifestations comme des spectacles de musique, de théâtre, de cirque, de danse… Des spécialistes viennent aussi pour parler d’un sujet ou d’une œuvre en particulier.
Pour découvrir les collections tout en s’amusant, des ateliers pédagogiques avec des activités manuelles sont souvent proposés aux enfants.
Les musées participent également à de grandes manifestations comme la Nuit des musées ou les Journées Européennes du Patrimoine. Invite ta famille et tes amis car l’entrée y est souvent gratuite !

Transmettre et protéger...

Le musée est un lieu qui ne ressemble à aucun autre. Tu peux y trouver certains objets qui ont plus de 200 millions d'années et d'autres qui ne sont pas plus vieux que toi. Tous les jours, le musée peut recevoir, conserver et protéger de nouveaux objets qui proviennent de dons de collectionneurs ou qui sont directement achetés.
Grâce aux musées, on peut garder une trace du passé qui aidera nos enfants, nos petits-enfants à comprendre l’histoire des hommes et celle de leur environnement.

Qui s'occupe des musées ?

Entretien avec Christian du musée Sainte-Croix de Poitiers…

Bonjour, quel est le nom de ton métier ?
Bonjour, je suis photographe et je suis spécialisé dans la photographie des objets d’arts.

Quelle est ta mission la plus importante au musée ?
La partie la plus importante de mon travail est de photographier les œuvres d’art pour l’inventaire, c'est-à-dire l’organisation et le classement des objets du musée. Une partie du travail se passe dans les réserves où sont conservés tous les objets qui ne sont pas exposés.

Eh bien, ça doit en faire des photographies !
Oui, il y a beaucoup d’objets à photographier et en plus un objet est souvent photographié plusieurs fois. Cela permet d’avoir différentes vues comme l’arrière d’un tableau ou le détail de la signature du peintre.

Que fais-tu des photos ensuite ?
Toutes les photos sont stockées sur l’ordinateur car il s’agit de photos numériques. Puis elles sont numérotées, classées et sauvegardées sur un support informatique (CD, DVD) et dans un inventaire électronique.

Mais, à quoi servent toutes ces photos ?
Très bonne question ! Un photographe doit toujours savoir à l’avance à quoi vont servir ses photographies pour faire les bons choix. Ici, ces photos serviront notamment à mémoriser l’état de l’objet pour pouvoir contrôler son évolution dans le temps. Il faut que les photos restent le plus neutres possibles, pas d’effet de style !

Ah, d’accord. Mais fais-tu aussi d’autres types de photos ?
Oui, je fais aussi des photos plus artistiques utilisées pour les expositions, les catalogues ou les cartons d’invitations ou encore des photos techniques et précises comme le tranchant de la lame d’un silex. Ces photos sont étudiées par des professeurs ou des étudiants.

Entretien avec Jean-François du musée d'Angoulême…

Bonjour, quel est ton métier ?
Bonjour, je suis archéologue et conservateur, je gère le patrimoine archéologique du musée.

Quelles sont tes principales missions ?
J’assure la conservation (inventaire, rangement...) et l’étude de la collection archéologique et je mets ce patrimoine à la disposition des publics. Je dis « des publics » car il s'agit aussi bien de chercheurs que de jeunes visiteurs ou d'adultes...
Je m'occupe également d'actions de médiation comme des conférences, la réalisation d’expositions, d’ouvrages et parfois même de films. Le conservateur représente un intermédiaire entre les objets archéologiques, les chercheurs et le public.

Tu es un peu l’aventurier du musée ?
Attention, il ne faut pas imaginer l'archéologue comme un véritable aventurier du type Indiana Jones ni un professeur très savant en nœud papillon. Il y a beaucoup d'aspects administratifs dans mon travail au quotidien, je dois résoudre des problèmes matériels et pratiques.

Pourquoi as-tu choisi ce métier ?
C'est ce que j'ai toujours voulu faire. J'ai découvert l'archéologie vers 11 ou 12 ans, je passais mes week-ends et mes vacances entouré d'os que j'avais ramassés et stockés sous mon lit. Et puis je suis né dans un pays rempli de grottes préhistoriques. J'ai toujours été entouré par la Préhistoire.

Comment fait-on pour devenir archéologue ?
Il faut surtout avoir envie d'être archéologue et être patient ! Il faut au moins attendre 10 ou 15 ans pour devenir archéologue. J'ai très tôt choisi la filière scientifique, je suis allé à l'université pour suivre des cours d'histoire et je me suis spécialisé dans la géologie et la paléontologie animale.

Entretien avec Bruno du musée d'Angoulême...

Bonjour, quel est le nom de ton métier ?
Bonjour, je suis régisseur des collections.

Qu'est-ce que tu fais avec les objets de la collection ?
Je m'en occupe tous les jours. Je dois par exemple faire le « récolement » des collections. Chaque objet du musée est alors photographié, puis on y inscrit un numéro que l'on appelle un numéro d'inventaire. Ensuite, on remplit des fiches pour décrire l'objet et dire s'il est dans un bon état de conservation.
De plus, quand on prête un objet à un autre musée, on doit fabriquer des caisses pour le transporter et faire attention à ce qu'il nous revienne dans le même état qu'auparavant. Il m'arrive même de faire plusieurs milliers de kilomètres pour aller chercher ou ramener un objet.

Tu n'es pas toujours enfermé dans les réserves du musée alors ?
Pas du tout, je suis même toujours en mouvement. Je suis une sorte de couteau-suisse au musée car je dois aussi m'occuper de la maintenance du musée, c'est-à-dire l'éclairage, les systèmes de ventilation... et je fabrique les décors pour les expositions temporaires. Je dois aussi bien couper le bois, peindre les décors que penser à leur installation dans la salle.

Tu as encore d'autres missions ?
Je m'occupe aussi de ce qu'on appelle la conservation préventive, cela veut dire que je fais tout ce que je peux pour que les objets ne s'abîment jamais. Je contrôle par exemple la température et le taux d'humidité dans les salles et dans les réserves.

Qu'est-ce qui te plaît dans ton travail ?
C'est justement la variété de ce que je dois faire. Je travaille aussi bien avec les conservateurs, les scénographes (ceux qui imaginent le décor des expositions) qu'avec des techniciens... cela demande à la fois de la réflexion mais aussi des muscles !

Entretien avec Olivier, mécanicien aux musées de Châtellerault…

Bonjour, quel est ton métier ?
Bonjour, je suis suis mécanicien.

En quoi cela consiste ?
Je m’occupe des véhicules du musée qu’il s’agisse des automobiles, des motos ou des vélos. Je les maintiens en état de fonctionnement. Certains de nos véhicules ne roulent plus car ils sont en mauvais état. Si on a suffisamment d’argent dans notre budget, je peux être amené à les remettre en état de fonctionnement.
Je fais aussi ce que l’on appelle de la conservation préventive sur les véhicules exposés dans le musée. Je les dépoussière quand il y a en a besoin.

As-tu d’autres missions ?
Oui. Quand nous devons aller chercher un véhicule dans nos réserves pour le réviser dans notre atelier, c’est moi qui vais le chercher avec notre remorque.
De même, lorsque nous organisons des expositions temporaires, j’assure le transport des œuvres. Par exemple, si un musée nous prête une œuvre ou un véhicule, je vais le chercher et le ramène à notre musée.
J’aide également au montage des différentes expositions temporaires faites par le musée.

Entretien avec Brian du musée Sainte-Croix de Poitiers...

Bonjour, pourrais-tu nous dire le nom de ton métier ?
Bonjour, je suis agent d'accueil et de surveillance.

Nous voudrions connaître tes trois principales missions. Quelles est ta première mission au musée ?
Ma première mission, c'est l'accueil du public et la surveillance des salles du musée. Je conseille et reste à l'écoute des visiteurs. En salle, il faut toujours garder un œil ouvert et surveiller discrètement les personnes et les œuvres pour éviter les accidents.

Le musée ne doit plus avoir de secret pour vous !
Oui c'est assez vrai ! Notre rôle est aussi d'assurer la sécurité par exemple en cas d'incendie. Au musée, tous les agents ont un talkie-walkie, alors s'il y a un problème tout le monde est prévenu. C'est important le travail en équipe !

D'accord, donc il s'agit de ta première mission, quelle est la deuxième ?
Je m'occupe aussi de l'entretien du musée... car des dizaines et des dizaines de pas qui ont foulé la moquette, ça laisse des traces ! Par équipe, nous faisons donc le ménage tous les matins avant l'arrivée des visiteurs. Et quand le musée est fermé, nous profitons de l'absence de public pour faire un grand nettoyage !

Ça doit en faire des vitres à faire briller ! Et vous nettoyez aussi les œuvres ?
Non, c'est le travail des restaurateurs. Il m'arrive quand même de manipuler directement les œuvres mais toujours en présence d'un conservateur du musée ou du régisseur d'œuvres. Si une exposition se prépare, je me mêle alors aux équipes techniques pour préparer les lieux, accrocher les œuvres et installer les éclairages qui mettront en valeur les objets.

Ça commence à faire beaucoup de choses ! Est-ce que vous avez des formations particulières ?
Oui, pour manipuler les objets sans risque, les adjoints du patrimoine du musée ont reçu une formation en conservation préventive. Par exemple, nous avons appris à emballer différents types d'œuvres avant de les transporter. Il m'arrive ainsi de participer aux convois d'œuvres lorsque des objets sont échangés entre musées.

Entretien avec Alain du musée Sainte-Croix de Poitiers…

Bonjour, quel est le nom de ton métier ?
Bonjour, je suis doreur-encadreur.

Quelles sont tes trois principales missions au musée ?
Tout d’abord je m’occupe de la restauration des cadres des peintures anciennes, c'est-à-dire de les remettre en état comme à leur origine. Je crée aussi des cadres neufs pour les peintures qui n'en ont plus et j’encadre aussi des dessins, des gravures et des photos. Tous ces cadres peuvent être dorés à la feuille d’or.

Mais pourquoi créer de nouveaux cadres ?
Je crée des cadres quand les originaux ont été perdus ou bien s’ils sont trop abîmés pour être restaurés. Et puis, le cadre est aussi là pour protéger l’œuvre et la mettre en valeur tout en sachant se faire discret.

Comment fait-on pour appliquer de la dorure sur un cadre ?
C’est un peu compliqué et le matériel utilisé est particulier. Mais essayons de faire simple…
1. Tout d’abord le bois du cadre est enduit avec de la colle de lapin et une sorte de poudre de calcaire, du blanc de Meudon. Puis on ponce l'enduit pour qu’il soit bien lisse.
2. Ensuite on dépose une fine couche d’argile de couleur rouge ou jaune qu’on appelle "l’assiette".
3. C’est alors le moment de poser la feuille d’or soigneusement rangée dans un carnet puis déposée sur un coussin à dorer. Et là, pas question de mettre les mains ! Avec un pinceau en poil de martre passé avant sur le visage pour récupérer les substances grasses de la peau, on vient récupérer la feuille d’or puis on la dépose sur le cadre qui a été mouillé avant.
4. Après séchage, on fait ensuite briller l’or en l’écrasant avec une pierre d’agathe.
5. Enfin, touche finale, la patine ! On passe une couche de peinture à l’huile qui viendra donner du relief à l’ensemble.

Que faut-il aimer pour être doreur-encadreur ?
Avant tout, il faut aimer l’art, la peinture et il faut savoir faire preuve de patience et de minutie. Dans ce métier, ce qui me plaît c’est de me servir à la fois de mes yeux, ma tête et mes mains ! Avant de se lancer, il faut bien réfléchir au projet et aux techniques que l’on va utiliser.

Entretien avec Sophie des musées de Châtellerault…

Bonjour, quel est le nom de ton métier ?
Bonjour, je suis conservatrice de musées.

Quel est le rôle du conservateur dans un musée ?
Le conservateur d’un musée est comme un chef d’orchestre, il coordonne toutes les activités du musée. Je suis aussi un chef d’équipe car je gère le personnel du musée. Chacun a une fonction précise mais il nous arrive de travailler ensemble sur des projets communs comme des expositions.

Peux-tu nous donner des exemples de missions d’un conservateur ?
Par exemple, je suis amenée à suivre des conventions de prêts, ce sont des autorisations pour prêter les collections. Je recherche aussi des aides pour financer certaines actions ou achats d’objets. Je suis en contact quasi permanent avec de nombreuses personnes : les élus, les différents chefs de service de la mairie, des personnes du Ministère de la Culture, de la D.R.A.C. (Direction Régionale des Affaires Culturelles), des journalistes, des collectionneurs, des historiens…

Et les collections du musée, qui s’en occupe ?
C’est la principale facette de mon métier car le conservateur est aussi chargé des collections de son musée. C’est un aspect passionnant de ma profession. Je veille à leur bon état de conservation et à les faire restaurer si besoin. Je dois également, quand c’est possible, enrichir les collections des musées en achetant des objets qui complètent ce que l’on a déjà.

Mais il faut connaître les collections par cœur ?
Oui c’est sûr ! Et afin de connaître tous les objets qui appartiennent aux musées et de savoir où ils se situent, je dois mener ce que l’on appelle l’inventaire des collections. Enfin, je peux aussi concevoir des expositions ou des catalogues d’exposition afin de valoriser les collections du musée.

Entretien avec Jean-Luc du musée d'Angoulême...

Bonjour, quel est ton métier ?
Je suis chargé de la logistique des publics. Je m'occupe de tous les documents qui sont mis à la disposition des publics.

Quelle est ta principale mission ?
Ma mission la plus importante est de m'occuper des sites internet des musées de la ville d'Angoulême. Je suis donc le webmaster. Il a fallu non seulement créer ces sites, mais il faut surtout les entretenir tous les jours pour qu'ils soient vivants. Chaque mois, il y a environ 10 000 personnes qui se connectent au site du musée.
Je travaille ainsi en collaboration étroite avec les médiateurs dès qu'ils ont de nouvelles informations, de nouveaux documents à mettre en ligne et avec les conservateurs. Par exemple, nous venons de terminer un site internet qui répertorie toutes les œuvres extra-européennes, c'est-à-dire qui ne viennent pas d'Europe, et conservées dans tous les musées français.

Tu passes donc beaucoup de temps devant un ordinateur ?
Oui, mais pas seulement. Je m'occupe également de certaines visites avec des groupes, par exemple pour leur faire découvrir les coulisses du musée. Je pars également sur le terrain pour représenter le musée et distribuer de la documentation partout en Charente et parfois plus loin...

Est-ce que tu t'occupes également des collections ?
Oui, c'est un peu un hasard mais comme je suis passionné de mécanique, les conservateurs m'ont chargé d'inventorier la collection d'armes du Musée d'Angoulême.

Qu'est-ce qui te plaît dans ce métier ?
Grâce à lui, j'ai pu apprendre à créer de A à Z un site internet. Je suis toujours en contact avec l'actualité mais j'ai parfois aussi un peu mal aux yeux devant mon écran...

Entretiens avec Lionel (musée d’Angoulême), Virginie (musées de Châtellerault) et Stéphanie (musées de Poitiers), médiateurs culturels…

Bonjour, en quoi consiste le métier de médiateur culturel ?
Le médiateur est la personne qui va aider les visiteurs, enfants, adultes, personnes âgées, handicapées, à comprendre les objets qui sont dans le musée. Pour réussir, il a plus d'un tour dans son sac. Il peut te raconter des histoires, te poser des questions et répondre à celles que tu te poses. Le médiateur t'aide également à mieux observer ce qui t’entoure et remarquer de petits détails que tu n'aurais peut-être pas vus tout seul. Il trouve aussi des ruses pour t'aider à imaginer de quelle façon les objets ont été créés.

De quelle manière par exemple ?
Souvent, le médiateur t’accueille dans un atelier pour que toi-même tu te mettes à la place d'un peintre, d'un archéologue, d'un savant... Tu pourras alors faire des expériences, construire, coller, peindre, faire de la musique, qui vont t'aider à mieux comprendre ce que tu as pu voir dans le musée.

Le médiateur est une sorte de magicien qui connaît tout ?
Non, il ne peut pas tout connaître ! Même s'il passe beaucoup de temps à se documenter sur les œuvres du musée. Il a fait des études d'histoire ou d'histoire de l'art et il continue d'étudier tous les jours pour partager de nouvelles connaissances. Son but n'est pas seulement que tu apprennes mais aussi que tu puisses imaginer ce qui a pu se passer autrefois comme par exemple à l'époque des hommes préhistoriques...

Mais quand il n'est pas là, on ne comprend plus rien alors ?
Pas du tout ! Il a travaillé avec les conservateurs pour te laisser plein d'indices dans le musée. Par exemple, les petits textes qui sont sous les œuvres du musée. On les appelle des « cartels », ils sont remplis d'informations pour que tu saches qui, quand et où l'objet a été fabriqué. Il peut aussi concevoir des jeux de découverte qui t'accompagneront dans ta visite.

Et quand on ne peut pas aller au musée ?
Le médiateur te propose de visiter le site web du musée. Il peut aussi rendre visite aux publics empêchés comme par exemple les enfants hospitalisés ou les personnes détenues en prison.

Entretien avec Laetitia des musées de Châtellerault…

Bonjour, comment s’appelle ton métier ?
Bonjour, je suis conservateur-restaurateur textile. Je m’occupe des différents vêtements du musée (robes, châle, tablier…) ainsi que des coiffes, des bonnets…

En quoi consiste ton métier ?
Je dois préserver et sauvegarder les collections qui me sont confiées en intervenant soit sur les objets, soit sur leur mode de stockage ou encore sur l’environnement dans lequel ils sont conservés. En fait, je répare les objets abîmés !

Comment fais-tu pour prendre soin des objets ?
Pour commencer, je dois réaliser un diagnostic précis en étudiant les causes de dégradations (insectes, climat, différentes manipulations…) des objets à restaurer et en réalisant une expertise sur ces derniers. Pour y arriver, je dois faire des recherches, me documenter pour connaître au mieux les objets. Mon rôle est aussi de mettre en valeur les collections textiles en collaborant avec le conservateur du musée.

Eh bien, c’est un métier qui regroupe beaucoup de compétences !
Oui tout à fait ! C’est un métier qui nécessite des connaissances aussi bien en histoire, en histoire des techniques qu’en chimie. Le conservateur-restaurateur doit également maîtriser des savoir-faire spécifiques. C’est vraiment un métier passionnant car il donne le privilège d’avoir un contact direct avec les objets.

Entretien avec Graziella du musée d'Angoulême...

Bonjour, quel est le nom de ton métier ?
Bonjour, je suis documentaliste.

C'est rare de trouver un centre de documentation dans un musée ?
En fait, le centre de documentation a été prévu au moment de la rénovation du musée, il n’existait pas dans l'ancien musée. Les ouvrages et les revues étaient disposés dans le musée mais ils n'étaient pas à la disposition du public.
Aujourd'hui, tout a changé. Le pôle documentation classe les revues et les ouvrages sur papier et sur ordinateur afin de les mettre à la disposition de tous.

Comment travaille une documentaliste ?
Le poste de documentaliste est central !

Avec les médiateurs, il apporte un soutien pour la préparation des animations en mettant à leur disposition des ouvrages et des revues et en effectuant des recherches. Avec les conservateurs, la documentaliste est un soutien pour la préparation d'expositions temporaires. Elle met en valeur les ouvrages déjà acquis, achète des livres en rapport avec l'exposition ou prépare des bibliographies (sélection de livres sur un sujet particulier).

Le centre de documentation est-il ouvert à tous ?
La salle de documentation est ouverte au public pour permettre à tout le monde d'avoir accès à nos ouvrages et revues qui pour la plupart sont en rapport avec les collections du musée. Il y a près de 5 000 ouvrages, 3 200 revues, 160 cassettes audio, 180 cassettes vidéo, 4 804 photographies papier, 8 215 diapositives, 1 539 négatifs photo...

Qu'est-ce qui te plaît dans ce métier ?
Tout d'abord mon amour du livre et du papier et j’aime partager ma passion avec tous. Ici il y a des ouvrages pour tout le monde, amateurs (enfants, adolescents, adultes) et aussi scientifiques.

Entretien avec Sandrine des musées de Châtellerault...

Bonjour, quel est le nom de ton métier ?
Bonjour, je suis secrétaire-comptable.

En quoi consiste ton métier exactement ?
Tout d’abord, il y a une partie secrétariat qui regroupe tous les travaux administratifs. Je rédige des courriers, des comptes rendus de réunions, des notes… Je fais aussi la mise sous plis de tous nos documents de communication (tracts, affiches, cartons d’invitation…) que l’on envoie à nos partenaires selon les occasions. Enfin, avec la conservatrice, je m’occupe aussi du planning du personnel, c'est-à-dire de l’organisation des jours de travail et de vacances de chacun.

Mais pourquoi dis-t'on secrétaire-comptable ?

Car une autre partie de mon métier concerne la comptabilité. Avec la conservatrice, je gère trois budgets : celui des musées de Châtellerault, celui des réserves et une partie de celui du dépôt de fouilles archéologiques. Au début de chaque année, j’inscris les montants des différents budgets. Et tout au long de l’année, j’inscris toutes les dépenses que l’on fait comme par exemple des travaux ou l’achat de matériel.

As-tu d’autres missions au musée ?
Oui, je fais également de l’accueil téléphonique c’est-à-dire que je réponds au téléphone et transmets les appels vers les bonnes personnes.
De plus, lorsque la salle de réunion est louée, je veille au bon déroulement de la journée en apportant tout ce dont les personnes ont besoin.

Pourquoi doit-on toujours faire attention dans un musée ?

Dans un musée sont conservées beaucoup d’œuvres d’art, fragiles et uniques. Fragiles parce qu’elles sont parfois très anciennes, comme ce flacon à parfum en verre fabriqué il y a presque 2 000 ans. Uniques parce que ces objets sont rares et irremplaçables.
Il est donc important que ces œuvres soient gardées dans le meilleur état possible pour les générations futures. C’est pour cette raison qu’il est interdit de toucher les collections. De même, on ne doit pas les photographier avec un flash. Les éclairages puissants abîment les œuvres telles que les peintures, les dessins, les fresques, les tissus… Ces règles de préservation s’appliquent aux visiteurs, mais également au personnel du musée.

Lorsque l’on doit déplacer un objet, il faut prendre « mille » précautions : on porte des gants, on utilise des protections en mousse, des emballages en papier-bulle, papier de soie, papier japon… Les mains ne doivent pas toucher l’œuvre !
En effet, la surface de nos mains est porteuse de micro-organismes, de graisses et d’acidité (par la transpiration) qui peuvent dégrader les objets. Une trace de doigt ne serait pas grave en soit. En revanche, si cette trace se multipliait en milliers d’autres, l’objet s’abîmerait beaucoup. Nous serions alors obligés de confier l’œuvre d’art à un restaurateur.
Fais un test en touchant régulièrement une feuille de papier, toujours au même endroit. Au bout d’une semaine, tu pourras observer une tache.

Les agents de surveillance veillent également à ce que le public ne s’approche pas trop près des sculptures ou des tableaux exposés. Il arrive que des visiteurs, moins bien informés que toi, grattent la peinture des tableaux pour voir « si c’est un vrai ». Quelle bêtise ! Imagine les dégâts qu’ils peuvent ainsi occasionner !
Dans certaines expositions, en revanche, des copies parfaites d’œuvres d’art, que l’on appelle « fac-similés », sont à la disposition des personnes mal voyantes. Dans ce cas particulier, il est autorisé de toucher l’objet pour mieux comprendre l’œuvre !
De même, il ne faut pas courir dans les salles. D’abord, c’est plus facile de visiter les lieux en prenant son temps ! Ensuite, en courant, on risque de percuter une sculpture, par exemple, de la renverser et de la casser.
Manger et boire sont des activités autorisées, mais seulement à la cafétéria du musée.
À toi maintenant  de respecter et de faire respecter les œuvres en touchant seulement avec tes yeux !

En plus !

Kit de survie du patrimoine !

Une des missions principales d'un musée, c'est de faire en sorte que les objets conservés aujourd'hui dans les salles et les réserves restent dans leur état actuel pendant plusieurs centaines d'années.
Pour réussir cette mission, les conservateurs mettent en pratique plusieurs techniques :

• Dans les salles

Dur dur de conserver ce masque car il est fabriqué avec des matières fragiles telles que les plumes, les poils, le bois ! Pour éviter que de petites bêtes comme les mites viennent les picorer, il faut faire le ménage et placer des pièges à insectes.
- Il faut aussi limiter au maximum les changements de température et d'humidité dans les salles d’exposition. Cela pourrait faire craqueler ou faire moisir les objets.
- Il faut également faire très attention à la lumière
qui peut décolorer les objets !

Dans les musées, il y a donc souvent une climatisation ou un système de ventilation qui permet de contrôler tout ça. On évite aussi d’utiliser des ampoules trop puissantes pour éclairer les œuvres. Si les collections sont très fragiles, on ne les expose pas près d'une fenêtre.

Expériences :
- Fais un dessin aux crayons feutres et laisse-le plusieurs jours au soleil. Tu te rendras compte que les couleurs vont changer petit à petit et bientôt disparaître complètement.
- Fabrique une petite sculpture en bois et laisse-là plusieurs mois dans une cave. À cause de l'humidité, le bois va finir par pourrir.

• Dans les réserves

Dans les réserves, il y a beaucoup d'objets qui sont rangés en attendant d’être installés dans le musée ou déplacés pour une exposition temporaire.
Pour commencer, il faut ranger cette statue dans une caisse ni trop grande, ni trop petite. Et rappelle-toi, comme cette sculpture est en bois, il ne faut pas que la température et l'humidité changent. Tu peux voir qu'il y a un écran pour vérifier s'il ne fait pas trop chaud ou trop humide dans les réserves.

Tous les objets sont rangés sur des rayonnages et dans des caisses fabriquées dans des matières que les insectes ne peuvent pas manger. Comme ça, on est sûr qu’ils ne viendront pas grignoter dans les réserves !
Pour cette statue, il faut aussi penser à enlever la poussière de temps en temps. Et il faut faire attention, pour ne pas enlever la fine couche qui la recouvre. Mais au fait, à quoi correspond cette couche ? Ce n'est pas de la peinture mais la trace d'offrandes.
Les habitants du Nigéria (Afrique) apportaient à la statue de la nourriture : huile et vin de palme, sang de poulet... Tous ces sacrifices ont laissé une trace sur la statue. Alors il faut faire très attention et ne pas confondre la trace des offrandes avec de la poussière !

• Quelques règles en plus :

Il faut aussi éviter de toucher aux objets. C'est pour cela, que l'on porte toujours des gants de coton ou de vinyle.

Pour ranger les peintures, on a trouvé une technique géniale : utiliser des « compactus ». Ce sont de grandes armoires roulantes. Pour trouver un tableau, il suffit de faire tourner les poignées et les armoires coulissent. On peut alors facilement accéder aux tableaux accrochés !

Les dessins, quant à eux, sont rangés à plat dans de grands tiroirs pour qu’ils ne se déforment pas. Ils sont ainsi à l'abri de la lumière et de la poussière.

La réserve idéale pour résumer !

Il faut faire attention à :

Il faut aussi penser :

Es-tu sûr d’avoir tout compris sur les réserves des musées ?
Viens tester tes connaissances avec le jeu « Mission impossible ! »

Le parcours du combattant

1. Arrivée de l’objet au musée. Création d’un dossier de présentation de l’objet (photos, dimensions, description, vérification de son état…).

2. Plusieurs professionnels (conservateurs, restaurateurs, scientifiques…) se réunissent pour décider de l’entrée de l’objet au musée.

3. L’objet est enregistré. Il reçoit un numéro d’inventaire, il est maintenant interdit de le vendre.

4. Si l’objet est en mauvais état, le restaurateur entre en action.

5. L’objet peut enfin être exposé au musée.

Stars de musées !

Les musées possèdent souvent dans leurs collections des objets « phares », c'est-à-dire remarquables et connus par leur aspect ou leur histoire. Nous te proposons de découvrir trois œuvres provenant de musées différents. Pense à cliquer sur les images pour obtenir plus d’informations.

Casque d’Agris : Casque en or celtique, décoré d’une tête de serpent monstrueuse, référence au dieu Cernunnos, musée d’Angoulême.

Rolls Royce : Rolls Royce « Silver Shadow », 1972, musées de Châtellerault.

La Grand’Goule : Dragon légendaire de Poitiers en bois sculpté, 1677, musées de Poitiers.

Pars en visite !

Check List :

Jeux !

À chacun son étiquette !

Tu vas jouer à « À chacun son étiquette ! ». Prends le temps de lire la consigne : « Survole les objets pour découvrir les bonnes réponses et clique sur l’image pour accéder aux fiches détaillées des objets ». Tu es prêt ? Alors clique sur la flèche orange en bas à droite !

1. Lequel de ces objets appartient à une collection de sciences naturelles ?

Photographie (Histoire-Ethnographie), musée de Rochefort ; Théière (Beaux-arts), musées de Poitiers ; Chouette (Sciences naturelles), muséum de la Rochelle.

2. Lequel de ces objets appartient à une collection archéologique ?

Peinture (Beaux-arts), musées de Poitiers ; Automobile (Technique-Ethnographie), musées de Châtellerault ; Hache polie (Archéologie), musée de Niort.

3. Lequel de ces objets appartient à une collection ethnographique ?

Stèle funéraire (Archéologie), musées de Poitiers ; Coquillage (Sciences naturelles), musée de Rochefort ; Sabots (Ethnographie), musées de Châtellerault.

Mission impossible !

À ton avis, dans chaque groupe, quelle photo représente le bon geste à adopter dans une réserve de musée ? Clique sur le groupe de photos pour découvrir la solution.

- Manipulation avec / sans œuvre posée au sol.
- Manipulation avec / sans gants.
- Au contact des œuvres avec / sans tasse de café.
- Au contact de documents anciens avec / sans feutre noir.

Qui a tué Hyacinthe ?

Clique sur les questions pour afficher les réponses correspondantes. Joue le jeu et prends le temps de lire chaque indice dans l’ordre avant de découvrir le coupable… Pense aussi à passer ta souris sur le tableau…

1. Qui est la victime ?

La victime s’appelle Hyacinthe. C’était un beau jeune homme de la mythologie grecque dont les dieux souhaitaient être les amis.

2. Qui est le témoin ?

Il s’agit d’Apollon, le dieu grec de la Lumière et du Soleil. Regarde comme la lumière illumine ses cheveux ! Il était l’ami de Hyacinthe. Tous les deux étaient en train de jouer lorsque la mort a frappé Hyacinthe. Le peintre a choisi de représenter le moment où Apollon, ému, recueille le corps de son ami dans ses bras.

3. Quel est le lieu du crime ?

La scène se passe en pleine nature. Apollon et Hyacinthe jouaient au grand air, loin de la cité que tu peux deviner dans le lointain, à gauche. Tu peux également voir, à droite derrière Apollon, une rivière ou un lac et au-delà une montagne.

4. Quelle est l’arme du crime ?

As-tu remarqué le disque doré au premier plan ? Cet objet était utilisé dans l’Antiquité, comme une sorte de frisbee. Le lancer de disque est une discipline olympique. Apollon et Hyacinthe s’amusaient à lancer le disque. Lorsque le dieu lança le disque, celui-ci dévia de sa course et frappa Hyacinthe en plein front, le tuant sur le coup. Tu peux observer du sang sur sa tempe et sur le disque au sol. Pour garder un souvenir de son ami, Apollon transforma les gouttes de sang tombées au sol en une fleur que tu connais peut-être : la jacinthe.

5. Qui est le meurtrier ?

Il ne s’agit pas d’un accident, mais bien d’un crime ! On raconte, dans la mythologie grecque, qu’Éole, dieu du vent, était jaloux de l’amitié entre Apollon et Hyacinthe. Il aurait, par son souffle, fait dévier le disque en direction du jeune homme. D’ailleurs, le peintre a représenté Éole, dieu invisible. Regarde bien l’étole (foulard) que porte Apollon. Elle s’envole et trahit ainsi la présence du meurtrier jaloux.

Jeux de piste...

Tu vas jouer à « Jeux de piste… » Prends le temps de lire la consigne « Retrouve des objets ou des informations présents sur le site grâce aux trois énigmes. Vérifie ta réponse en passant ta souris au-dessus des ronds de couleur et clique pour retrouver la solution sur sa page d’origine ». Tu es prêt ! Alors clique sur la flèche orange en bas à droite !

Énigme 1 : Je suis un objet luxueux fabriqué en aluminium. Mon ancien propriétaire pouvait m’utiliser tous les jours. Mes couleurs éclatantes ne passaient pas inaperçues quand je me promenais dans les rues. Malgré mon grand âge (je suis née en 1929), j’ai réussi à conserver la quasi-totalité de ma peinture d’origine. Je suis…
Réponse : Automobile Voisin C14

Énigme 2 : Je suis un objet celte très célèbre fabriqué avec des matières précieuses : or, corail, argent, bronze... Je suis un casque mais je n'ai jamais été porté car j'ai été offert au dieu Cernunnos. Je suis...
Réponse : Casque d’Agris

Énigme 3 : Dans mon métier, mieux vaut être patient et savoir se servir à la fois de ses yeux, sa tête et ses mains ! Je travaille avec de l’or pour rendre aux peintures les cadres qui seront là pour les protéger et les mettre en valeur. Mon métier se nomme….
Réponse : Doreur-encadreur

Bibliographie

Françoise Barbe-Gall, Comment parler d'art aux enfants ? Paris, 2002.

Dominique Irvoas-Dantec, Fabienne Morel, C’est quoi le patrimoine ? Paris, 2004.

Caroline Larroche, Le monde des musées. Dans les coulisses des plus grands musées du monde. Paris, 2008.

Raphaël De Philippo, Roland Garrigue (illustrations), L’Archéologie à petits pas. Actes Sud – INRAP, Arles, 2007.

Générique

Conseillers scientifiques et rédaction :
Stéphanie Coussay, responsable du service éducatif des musées de Poitiers.
Lionel Markus, médiateur culturel au musée d'Angoulême.
Virginie Naudin, médiatrice culturelle aux musées de Châtellerault.

Rédaction, conception graphique et réalisation technique :
Audrey Saulières, Alienor.org, Conseil des musées.

Remerciements :
Bruno Coletta, Audrey Lutin, Graziella Relet, Jean-Luc Tarnaud et Jean-François Tournepiche, musée d'Angoulême.
Laetitia Briand, Olivier Mrzyglod et Sandrine Perron, musées de Châtellerault.
Alain Brillat, Brian Dudognon et Christian Vignaud, musées de Poitiers.

Béatrice Rolin, conservateur en chef du patrimoine des musées d'Angoulême.
Sophie Brégeaud, conservateur des musées et du patrimoine du Pays Châtelleraudais.
Anne Péan, conservateur du patrimoine, directrice des musées de Poitiers.
Cécile Le Bourdonnec, responsable du service culturel des musées de Poitiers.