Une brève histoire de la muséographie

Dès l’antiquité égyptienne puis gréco-romaine, on met en scène des oeuvres d’art dans les temples et les palais, puis le catholicisme conçoit dans ses églises de véritables expositions scénographiées d’oeuvres d’art frappant les fidèles par leur force et leur expressivité, créant un environnement propice à la foi et à la crainte et l’amour de Dieu.

Mais c’est la Renaissance qui, avec la création de cabinets de curiosité présentant des objets de toute nature et de toutes provenances, privilégiant les plus lointaines, conçoit les premières présentations d’objets n’ayant d’autre fonction que de susciter l’admiration devant les merveilles de la création divine et humaine.

Jusqu’à la Révolution française, c’est la profusion et l’accumulation qui sont de règle dans les présentations des collections privées et royales, puis publiques.

Puis, en 1795, Alexandre Lenoir, avec la création du musée des Monuments français à Paris, crée pour la première fois une présentation d’oeuvres racontant une histoire collective, celle de la nation française, chaque objet participant de cette histoire et présenté selon une chronologie didactique. C’est le début d’une querelle ininterrompue entre les tenants d’une présentation rationnelle et pédagogique s’adressant à l’esprit et ceux d’une présentation s’adressant aux sens et à l’émotion.

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