détail du portement de croix
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La présentation de Jésus au Temple

La Présentation de Jésus au Temple
Attribué à Jan Tengnagel (Amsterdam, 1684 – Amsterdam, 1635)
(1er tiers du XVIIe siècle)

Huile sur cuivre

Le peintre a suivi avec précision le texte des évangiles synoptiques : quarante jours après sa naissance, Jésus fut emmené par ses parents au Temple de Jérusalem pour y être consacré, selon la loi de Moïse. La Vierge et saint Joseph ont apporté en offrande un couple de tourterelles posées au premier plan près d’une cage. Ils écoutent, agenouillés, les paroles du vieillard Syméon : ayant reçu la révélation qu’il verrait le Messie avant sa mort, il reconnaît dans l’Enfant le sauveur du monde. À sa droite se tient la prophétesse Anne, servante dans le Temple, qui « parlait de l’enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem ».

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La Présentation de Jésus au temple

L'enfance de Jésus

Enfance du Christ : l'atelier de Saint Joseph
Everard Quirijnsz van der Maes (avant 1640)
Huile sur cuivre

La représentation de Jésus enfant dans l'atelier de son père nourricier s'appuie sur la tradition de l'Église et sur les textes qui rapportent que saint Joseph était charpentier (notamment l'évangile selon Matthieu chap. 13, 55). E. van der Maes place l'épisode dans un intérieur traité selon les codes de la scène de genre hollandaise : une première pièce, où la Vierge Marie file la laine, s'ouvre sur une seconde où saint Joseph et l'Enfant s'activent. Des baies ouvertes sur l'extérieur font entrer un éclairage violent qui tombe sur les personnages et ponctue la composition. Les outils et ustensiles de la vie quotidienne sont décrits avec minutie. Le chien qui traverse le premier plan contribue à créer une atmosphère familière. Les angelots au registre supérieur, seule concession au sacré, rappellent que l'Enfant qui apprend les gestes du charpentier en imitant son père est en réalité le Fils de Dieu.
Le mauvais état de conservation de la peinture empêche actuellement sa présentation au public.

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Enfance du Christ

L'enfant Jésus à genoux devant les instruments de la passion L'Enfant Jésus à genoux devant les instruments de la Passion
France (XVIIe siècle)
Huile sur bois

Cette composition a probablement été commandée à un peintre local, dans le courant du XVIIe siècle, par l'abbesse Flandrine ou par une autre abbesse lui ayant succédé, afin de compléter l'ensemble. Bien que non répertorié dans le catalogue de l'exposition de 1966, le panneau fait bien partie du cycle : il n'a été retrouvé qu'après l'exposition, et n'avait pas été inventorié par Jean-Marie Moulin. Il figure cependant dans les listes révolutionnaires, notamment dans l'Inventaire du Museum dressé en l'an IX (n°3), et ses dimensions, homogènes avec celles des autres tableaux, confirme son appartenance à l'ensemble. Son iconographie complète la série des « mystères douloureux ». Vêtu d'une sobre robe blanche, l'Enfant Jésus agenouillé contemple les instruments de sa Passion : la croix, la lance, l'éponge imbibée de vinaigre, les clous, mais aussi les dés des soldats qui tireront au sort sa tunique, une lanterne...
La citation reproduite sur le phylactère est tirée du Psaume 38, verset 18 : « Quoniam ego in flagella paratus sum [et dolor meus in conspectu meo semper] », « Car je suis près de tomber, [et ma douleur est toujours devant moi] ». Attribué au roi David, ce psaume fait partie des sept psaumes pénitentiels. Le texte ainsi reproduit annonce la Passion de Jésus et souligne encore la gravité de la scène de méditation de l'Enfant.

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L'enfant Jésus à genoux...

Jésus et la femme adultère Jésus et la femme adultère
Everard Quirijnsz van der Maes (vers 1629 - 1632)
Huile sur cuivre
L’évangile de Jean (8, 1-22) rapporte un épisode de la vie publique du Christ qui se passe dans le Temple de Jérusalem : on amène à Jésus une femme surprise en flagrant délit d’adultère. La loi de Moïse ordonne de la lapider. Jésus se penche alors et trace des signes sur le sol. Les apôtres qui l’accompagnent sont massés derrière lui, les accusateurs de la femme, tous la tête couverte, se tiennent autour d’elle sur la gauche. Jésus s’apprête à demander que celui qui n’a jamais péché jette la première pierre : tous s’éloigneront sans condamner la femme. Voir la fiche de l'objet dans une nouvelle fenêtre.

jésus et la femme adultère

Jésus au Jardin des Oliviers Jésus au jardin des Oliviers
Everard Quirijnsz van der Maes (vers 1618 - 1620)
Huile sur cuivre
Monogrammé et daté
L'épisode de l'agonie du Christ au jardin des Oliviers, tiré des évangiles synoptiques (Matthieu, Marc, Luc), ouvre la série de tableaux consacrés à la Passion. Fidèle aux sources scripturaires et à la tradition iconographique, E. van der Maes représente Jésus agenouillé dans le jardin. L'ange venu le réconforter, selon le texte de saint Luc, lui présente un calice, symbole des souffrances qu'il va endurer jusqu'à la mort et qui rappelle les paroles de Jésus à son père le priant de « détourner ce calice [de lui] ». Sur la droite, les trois apôtres Pierre, Jacques et Jean) qui l'accompagnaient sont endormis. À l'arrière-plan, quelques silhouettes s'avancent, annonçant l'épisode suivant, le baiser de Judas et l'arrestation de Jésus.
L'artiste s'empare de cet épisode nocturne et rythme la composition de violents contrastes de lumière, selon un procédé qu'il affectionne au début de sa carrière. Cette dramatisation de la scène s'accorde avec le sujet de l'agonie du Christ et l'entrée dans la Passion. Voir la fiche de l'objet dans une nouvelle fenêtre.

Jésus au jardin des Oliviers

L'arrestation de Jésus L'Arrestation de Jésus
Everard Quirijnsz van der Maes (1620)
Huile sur cuivre
Monogrammé et daté
Selon le récit des quatre évangiles, après avoir prié dans le jardin des Oliviers, Jésus est rejoint par son disciple Judas accompagné de soldats qui viennent l'arrêter pour le conduire devant le grand prêtre. E. van der Maes gomme toute allusion au jardin et rassemble autour du Christ une troupe dense de soldats qui occupe toute la largeur de la composition et pousse Jésus vers la gauche. Une lanterne brandie par un personnage plus petit en avant du groupe éclaire les visages et les fait sortir de l'ombre. À l'arrière-plan, un des apôtres, l'épée levée, s'apprête à couper l'oreille d'un serviteur du grand prêtre, selon le récit des évangiles. Voir la fiche de l'objet dans une nouvelle fenêtre.

l'Arrestation de Jésus