détail du portement de croix
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Jésus est cloué sur la croix
Everard Quirijnsz van der Maes (1630)
Huile sur cuivre
Daté en bas à droite
Sous un ciel bas et sombre qui annonce les ténèbres qui recouvriront la Terre au moment de sa mort, Jésus est allongé sur la croix, son corps baigné de lumière : un jeune homme enfonce un clou dans son poignet, tandis qu’au premier plan, un autre creuse le trou dans lequel la croix sera plantée. La scène est encadrée par deux figures formant repoussoirs : un dignitaire en manteau rouge, sur la droite, fait pendant au centurion en armure sur la gauche, qui, après la mort de Jésus, reconnaîtra qu’il était fils de Dieu. À l’arrière-plan, la Vierge s’évanouit, retenue par saint Jean, entre deux saintes femmes qui l’accompagnaient et qui étaient, selon l’évangile de Jean, Marie femme de Cléophas et Marie Madeleine. Voir la fiche de l'objet dans une nouvelle fenêtre.

Jésus est cloué sur la croix

La Crucifixion
Everard Quirijnsz van der Maes (1629)
Huile sur cuivre
Monogrammé et daté en bas à droite
La symétrie de cette composition – le Christ en croix se dresse entre la Vierge et saint Jean, tous deux vêtus de manteaux gris – renforce le sentiment d'hiératisme et de gravité qui en émane. Les accents de lumière sur le corps de Jésus comme sur son disciple contrastent avec le ciel de ténèbres qui a recouvert la Terre de midi à quinze heures, selon les évangiles ; entre les nuages s’aperçoit, dans l’angle supérieur gauche, une éclipse de lune. Le crâne au pied de la croix figure celui d’Adam, le premier homme, qui sera sauvé par la mort et la résurrection de Jésus, appelé le nouvel Adam. Voir la fiche de l'objet dans une nouvelle fenêtre.

La Crucifixion

Le Crucifix aux anges
d'après Charles Le Brun (1619 – 1690)
Huile sur bois
Bien que le copiste ait réduit la composition originale, mesurant 174 cm de haut et 128 cm de large, à un format beaucoup plus réduit, il s'est attaché à reproduire fidèlement le modèle.
Le Brun a transcrit le récit d'une vision de la reine : au pied d'un Christ en croix adoré par des anges est posée une couronne royale en ex-voto. La toile du maître était destinée à l'oratoire d'Anne d'Autriche dans son appartement d'hiver au Louvre.
L'insertion d'une telle composition dans le cycle des Mystères se comprend aisément si l'on considère que l'abbaye Sainte-Croix était une abbaye royale : la symbolique puissante de cette couronne royale posée en ex-voto aux pieds du Christ en croix résonne fortement avec l'identité de l'abbaye, qui détenait depuis le VIe siècle des reliques de la Vraie croix. D'une facture soigneuse, cette copie a sans doute été exécutée peu de temps après l'original, peut-être par un des nombreux élèves actifs dans l'atelier de Charles Le Brun, pour l'abbaye. Voir la fiche de l'objet dans une nouvelle fenêtre.

Le Crucifix aux anges

La Déposition de croix
Everard Quirijnsz van der Maes (vers 1620 - 1630)
Huile sur cuivre
Monogrammé au bas de la croix
La mort du crucifié ayant été constatée par le centurion, Pilate a autorisé Joseph d’Arimathie, un membre du conseil devenu secrètement un disciple de Jésus, à récupérer le corps pour lui offrir une sépulture avant que ne débutent les fêtes de la Pâque juive. Le corps retenu par un linceul forme une grande diagonale jusqu’à la figure de Joseph, debout sur la droite, la tête auréolée. La Vierge, ses compagnes et saint Jean se tiennent à gauche. Voir la fiche de l'objet dans une nouvelle fenêtre.

La Déposition de Croix

La Mise au Tombeau La Mise au tombeau
Everard Quirijnsz van der Maes (vers 1620 - 1630)
Huile sur cuivre
Avant la tombée de la nuit, le corps de Jésus est déposé dans un caveau creusé dans le roc, représenté sous la forme d’une cuve. Au centre de la composition, Joseph d’Arimathie, à qui appartenait le tombeau, retient les bords du linceul, aidé de Nicodème venu apporter le pot d’aromates que présente Marie Madeleine, à gauche, pour embaumer le corps selon la tradition juive. Voir la fiche de l'objet dans une nouvelle fenêtre.

La Mise au tombeau

La Mise au Tombeau La Descente du Christ aux limbes
Everard Quirijnsz van der Maes (avant 1640)
Huile sur cuivre
L'épisode de la descente aux limbes, peu représenté dans l'art occidental - mais au contraire très fréquent dans les églises d'Orient - tire sa source de textes anciens dont l'évangile apocryphe de Nicodème, rédigé vers le IVe siècle, mais aussi du Symbole des Apôtres, profession de foi récitée pendant la messe. Après sa crucifixion et sa mise au tombeau, Jésus descend dans le « séjour des morts », les limbes. Il brandit l'étendard crucifère et tend la main vers Adam, le premier homme, figuré comme un vieillard barbu aux cheveux blancs. En le faisant sortir du séjour des morts, le Christ entraîne Adam et avec lui toute l'humanité, vers la résurrection et la vie éternelle. Des démons, êtres hybrides à tête de monstre, et la fournaise qui crépite à l'arrière-plan, où demeureront les damnés, donnent à ce monde souterrain sa dimension infernale. Voir la fiche de l'objet dans une nouvelle fenêtre.

La Descente du Christ aux limbes