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À cette époque, des lois somptuaires interdisent l'ostentation des richesses et réglementent sévèrement l'habillement. Les kimonos, les coiffes doivent être simples. La statuaire monumentale profane régresse. Le netsuke figure ainsi une sorte d'alternative : sa petitesse contraste avec la minutie de l'exécution. Il reste un élément discret mais offre un support à une contre-culture populaire alors en pleine expansion.

Avec la destitution du Shogun en 1868, l'empereur reprend les rênes du pays à Edo, rebaptisée Tokyo (capitale orientale). Commence alors l'ère Meiji (politique éclairée), le Japon s'ouvre au monde et des lois incitent l'adoption du modèle occidental en matière économique et, en partie, culturelle (adoption du calendrier grégorien par exemple).

Entre autres conséquences, le port quotidien du kimono (et donc l'utilisation du netsuke) est peu à peu abandonné au profit du costume occidental.