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Noël Santon, portrait d'une artiste saintongeaise libre

L'exposition au musée de Saint-Jean d'Angély

L'exposition au musée de Saint-Jean d'Angély

Par Emmanuelle Marquis, scénographe de l'exposition

La volonté était de respecter au plus près l'identité et l'intégrité de Noël Santon qui conserve des zones d'ombres importantes sur sa vie et son œuvre.

Partant de ce constat, j'ai cherché la façon de pouvoir rendre perceptible cette personnalité secrète et élégante. Est née alors l'idée d'une scénographie épurée, fragmentaire, et symboliste, comme ses poèmes : des instantanés sur ce qui l'animait et l'entourait.

La saintongeaise

Les couleurs ont été choisies pour leur association à une époque : l'éventail art déco de l'entrée, le blanc « blond » des pierres saintongeaises, le rouge bordeaux des années 30, les déclinaisons de gris et noirs en hommage aux films expressionnistes.
Ainsi la première partie respecte l'architecture saintongeaise plus sous la forme d'une évocation que d'une restitution fidèle tel un « souvenir ». Seuls subsistent la grille, la barque, le lierre d'argent, les chaises de jardin. C'est une rêverie dans son jardin, une invitation dans son monde.

Installation d'Emmanuelle Marquis : «  À qui ai-je l'honneur »

Parce qu'on a tous eu un jour envie de s'imaginer la vie des autres et que les objets tiennent souvent part de mémoire j'ai imaginé ce qu'auraient pu être ses objets, retrouvés dans un grenier et en désordre car personne n'y a plus touché depuis longtemps et les araignées y ont élu demeure. Des faux/vrais témoignages sur elle si mystérieuse et pour qui les langues s'agitent donc forcément…Des lambeaux de voix, de chairs….

La femme de lettres

La deuxième partie nous convie à franchir le seuil de sa porte : nous sommes dans son « antre » sa maison et son lieu de création. Un lieu fragmenté par des morceaux de papier peint à fleurs qu'elle affectionnait, pas d'objet personnel tant elle était tout à ses créations : un vieux bureau qui occupe tout l'espace, et un meuble hybride mi bibliothèque mi meuble d'imprimerie conçu pour l'exposition.

La femme libre

La troisième partie est un collage de toute sa vie, de la lumière à la solitude, de ses engagements de femme libre, d'où des collages de vieux journaux L'Angérien, et un scooter-Puzzle à dimensions réduites. Des vidéos sont installées dans chaque salle, telles des éclairs de vitalité se coulant dans les décors.



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