La légende de la bernache cravant

 

À l'automne, c'est la migration des bernaches cravant qui arrivent sur les côtes françaises. Cette oie noire survole la mer, au ras des vagues, parfois par groupes de centaines d'individus.

Une légende raconte que les hommes, voyant chaque hiver les bernaches arriver par la mer, ont supposé qu'elles naissaient d'un coquillage situé au large : l'anatife, ou pouce-pied. L'anatife est un petit crustacé vivant sur le bois pourrissant des vieux bateaux.

On trouvait parfois une ressemblance avec la bernache : le long pédoncule pouvant être le panache d'une queue ou une tête étirée...

Dans une vieille légende germanique, et pour ces mêmes raisons de ressemblance, les anatifes seraient les œufs déposés en mer par la bernache.

L'étymologie du mot « anatidé » désignant la famille des canards et des oies dont elle fait partie évoque également cette correspondance entre le crustacé et l'oiseau.

Dans la langue anglaise « anatif » se dit « barnacle ».

Le mot « Bernache » viendrait aussi de « Bernicle », qui est le nom breton d'un coquillage : la patelle.

Rabelais, dans son livre Gargantua, paru en 1535, fait apparaître le nom « Cravant », venant du gaulois « Kraganno », terme à double sens : oie sauvage et une fois encore, coquillage marin.

La bernache cravant et sa vie marine ont nourri bien des mythes, issus de l'observation de son comportement migratoire.

La bernache cravant Bernache cravant Bernache cravant Bernache cravant Mâle
Pds.1360 ; L. 62 ; Env. 115
Collecté à L'Aiguillon-sur-Mer (Vendée) en 1960
Collection du musée Bernard d'Agesci à Niort.
Ouverture de la notice complète dans un nouvel onglet
 
Pousse-pied Pousse-pied Pousse-pied Source Wikipédia : Creative Commons, Auteur : Hans Hillewaert