Georges-Louis Leclerc, Comte de Buffon

Buste de Buffon par Alexandre-Victor Lequien (1822-1905) Buste de Buffon par Alexandre-Victor Lequien (1822-1905) Buste de Buffon par Alexandre-Victor Lequien (1822-1905) Plâtre
Musée Buffon, Montbard
En savoir plus sur ce document dans un nouvel onglet
 

Essayiste - Naturaliste
Né à Montbard (Bourgogne), le 7 septembre 1707.
Mort le 16 avril 1788.

Illustre naturaliste et grand écrivain, il s'intéresse aux sciences exactes ; ses travaux de physique et de géométrie le font entrer en 1733 à l'Académie des Sciences, à l'âge de 26 ans. Intendant du Jardin des Plantes, en 1739, il publie, en collaboration avec Daubenton, de 1749 à 1767, les quinze premiers volumes de l'Histoire naturelle ; les vingt et un autres volumes sont publiés plus tard. Il voyage beaucoup et traduit Hales et Newton.

Dans son Histoire naturelle des oiseaux (tome 1), Buffon évoque la migration des oiseaux pour laquelle il se fonde sur l'observation des comportements des espèces à travers le monde. Dans une démarche scientifique, il cantonne son explication là où commence l'interprétation. Il réfute par exemple l'hibernation des hirondelles et la transformation du rougegorge familier.

Portrait de Buffon assis à son secrétaire, par Choquet, 1822 Portrait de Buffon assis à son secrétaire, par Choquet, 1822 Portrait de Buffon assis à son secrétaire, par Choquet, 1822 Dessin à la plume
MMBD, 1997.7.1
Musée Buffon, Montbard
En savoir plus sur ce document dans un nouvel onglet
 

« les grands voyages et les migrations sont aussi rares parmi les quadrupèdes, qu'elles sont fréquentes dans les oiseaux ; c'est ce desir, fondé sur la connoissance des lieux éloignés, sur la puissance qu'ils se sentent de s'y rendre en peu de temps, sur la notion anticipée des changements de l'atmosphère, et de l'arrivée des saisons, qui les détermine à partir ensemble et d'un commun accord : dès que les vivres commencent à leur manquer, dès que le froid ou le chaud les incommodent, ils méditent leur retraite ; d'abord ils semblent se rassembler de concert pour entraîner leurs petits, et leur communiquer ce même desir de changer de climat, que ceux-ci ne peuvent encore avoir acquis par aucune notion, aucune connoissance, aucune expérience précédente. Les pères et mères rassemblent leur famille pour la guider pendant la traversée, et toutes les familles se réunissent, non-seulement parce que tous les chefs sont animés du même desir, mais parce qu'en augmentant les troupes, ils se trouvent en force pour résister à leurs ennemis.

Et ce desir de changer de climat, qui communément se renouvelle deux fois par an, c'est-à-dire, en automne et au printemps, est une espèce de besoin si pressant, qu'il se manifeste dans les oiseaux captifs par les inquiétudes les plus vives. »

Il est élu à l'Académie Française à l'unanimité et sans sollicitations le 23 juin 1753.