La migration en détail

Quelle(s) destination(s) ?

Il existe différents modèles de migration en fonction des espèces. Certaines vont parcourir plusieurs milliers de kilomètres - migrateurs long courrier - alors que d'autres n'en feront que quelques centaines - migrateurs petit et moyen courrier – ou se contenteront de descendre chercher les conditions plus clémentes d'une vallée - migrateurs altitudinaux.
Le choix du site d'hivernage est étroitement lié au besoin en nourriture des espèces. Ainsi, les espèces migratrices de rapaces se nourrissant d'animaux à sang chaud (rongeurs, oiseaux, micromammifères) comme les busards hivernent au nord du Sahara alors que presque toutes celles qui se nourrissent de proies à sang froid (lézards, serpents) comme le balbuzard pêcheur hivernent au sud du Sahara. Les oiseaux insectivores doivent rejoindre l'Afrique alors que les oiseaux granivores ou frugivores peuvent en général se contenter d'un déplacement vers les régions tempérées. Un autre aspect peut également faire varier la destination des oiseaux migrateurs. Il s'agit de la présence de barrières naturelles (montagnes, océans, déserts... ). Toutes les espèces n'ont pas les mêmes aptitudes pour franchir ces obstacles.

Les oiseaux migrateurs sont capables de s'adapter et de changer de chemin selon la sources de nourriture ?

Pigeon ramié Pigeon ramié Femelle
Pds. 480 ; L. 40 ; Envergure 70
Collecté dans les envirrons de Parthenay (Deux-Sèvres) en 1952
Collection du musée Bernard d'Agesci à Niort.
Ouverture de la notice complète dans un nouvel onglet
 

La réponse ici

Vrai, Il semblerait ques certains pigeons aient modifié leur trajet, ils ne passent plus sur certaines régions du Massif-Central.


Comment s'orienter ?

Pour s'orienter les oiseaux sont capables d'utiliser les astres (étoiles, lune, soleil), le champ magnétique terrestre ainsi que les repères visuels du paysage (relief, trait de côte ...). Pour tirer parti au mieux de ces paramètres, les oiseaux possèdent des sortes d'instrumentation interne appelées compas biologiques qui leur permettent de maintenir une direction tout au long de leur trajet. La génétique et l'apprentissage lors de voyages en compagnie des adultes permettent également aux oiseaux d'intégrer les routes à emprunter. C'est ainsi que les jeunes cigognes réalisent leur première migration seules, puis retrouvent les adultes à des milliers de kilomètres de leur lieu de naissance alors que les oies font l'apprentissage de la migration en famille: elles sont accompagnées de leurs parents à l'automne et rentrent seules au printemps.

Pourquoi voler en groupe ?

Beaucoup d'oiseaux migrateurs volent en formation en V comme les grues, ou encore les vanneaux et les pigeons. À l'intérieur de ces formations, les places de têtes, les plus gourmandes en énergie, sont relayées régulièrement ce qui permet aux oiseaux d'économiser jusqu'à 20% d'énergie.

Certains oiseaux migrateurs franchissent l'Himalaya.
Quelles difficultés rencontrent-ils ?

Illustration de l'Himalaya

La réponse ici

Ils doivent affronter le froid et le manque d'oxygène. Ils sont adaptés à ces conditions extrêmes.


Voyager de nuit ou de jour ?

Deux tiers des oiseaux effectuent leur vol migratoire de nuit. Le voyage de nuit permet tout d'abord de s'alimenter le jour. Il permet également des économies d'énergie en raison d'un air plus frais et plus dense, de conditions de vent plus favorables et de turbulences moindres. Enfin les risques physiologiques liés à l'hyperthermie et à la déshydratation sont réduits la nuit en raison de températures plus fraîches et d'un taux d'humidité supérieur.

Certaines espèces ou certains groupes d'espèces privilégient le jour pour profiter des courants thermiques (cigognes, rapaces...).