06 Globetrotters - Migration : Observation en Deux-Sèvres

Suivre les oiseaux migrateurs

Pour mieux connaître les trajets empruntés par les migrateurs, les ornithologues ont à leur disposition une boîte à outils très diversifiée et parfois très pointue : baguage, jumelles, gps…..

Le baguage

L'utilisation de la technique de baguage à des fins scientifiques débute au Danemark fin XIXe - début XXe siècle. En France, les premiers baguages sont réalisés en 1924 à l'Institut de la Recherche Agronomique de Versailles. Le premier service d'étude de la migration voit le jour en 1930 au Museum National d'Histoire Naturelle de Paris. En 1954 est créé le Centre de recherche sur la migration des mammifères et des oiseaux (CRMMO).

En 1967, pas moins de 200 000 oiseaux sont bagués à des fins scientifiques.

Le baguage demeure un outil pertinent pour le suivi des populations, la mise en évidence de voies migratoires…..
La bague est un petit anneau en aluminium léger dont le diamètre et la longueur sont spécialement étudiés pour chaque espèce. L'anneau, placé autour de la patte de l'oiseau, porte un numéro individuel et le nom de la Centrale Nationale de Baguage.

L'observation par radar

L'utilisation des radars pour le suivi des migrateurs se développe à partir des années 1950. Il permet de quantifier l'importance des couloirs de migration et d'avoir une bonne connaissance des paramètres : altitude, vitesse de vol, taille du groupe, direction… mais ne permet pas d'identifier les espèces.

Simulation de l'observation d'une cigogne dans son nid Simulation de l'observation d'une cigogne dans son nid Simulation de l'observation d'une cigogne dans son nid Détail de l'exposition au musée Bernard d'Agesci
Photo : Vincent Lagardère, Alienor.org, Conseil des musées
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Le suivi télémétrique

Développé dans les années 1980, le suivi des migrateurs à l'aide d'un récepteur satellite a révolutionné l'étude des voies migratoires. Les balises Argos sont les plus répandues. Elles envoient à intervalles réguliers vers les satellites en orbite la position de l'animal. Les données sont ensuite recueillies sur ordinateur. Certaines balises n'émettent aucun signal mais enregistrent toutes les données qui sont consultables une fois la balise récupérée.

L'observation directe

L'observation directe, réalisée selon des protocoles scientifiques rigoureux, offre un large éventail de données. Ainsi, le comptage des migrateurs sur des sites de halte est essentiel. Durant leur voyage, les migrateurs sont parfois contraints de passer par des sites obligatoires. Certains sites de passage sont devenus emblématiques et stratégiques pour les ornithologues.

 
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