Mécanisme de lecture des cylindres
La restauration de l'orgue à cylindre d'Airvault (page 1 de 3)

La première restauration de 2002 a donné lieu à une première restitution du mécanisme de lecture des cylindres. La reconstitution de ce dernier, repris plusieurs fois n'a pas donné satisfaction à l'audition des cylindres (les airs étaient mélangés à la lecture). C'est pourquoi une nouvelle restauration a été nécessaire.

 
 

Lecture des cylindres. Comparaison avant et après restauration.

Vidéo réalisée le 21 janvier 2011 à l'église Saint-Pierre d'Airvault puis dans l'atelier du facteur d'orgue le 18 septembre 2011.
Les trente premières secondes présentent la cacophonie qui résulte de cornements. De plus, certains picots de lecture sont déformés. Ces derniers se bloquent provoquant des sons continus et ne jouent pas systématiquement les bonnes notes.

 

Alain Faye, facteur d'orgue en charge de la nouvelle restauration, a pu entièrement recréer le mécanisme de lecture des cylindres. La première difficulté fut de retrouver la division du clavier à partir des cylindres de façon à ce que le porte-touches puisse lire les airs sans les mélanger. Cette division est irrégulière, elle varie de 28,1 à 30,5 mm. Sachant que pour chaque note, on compte dix pistes et que chaque piste n'est pas forcément pourvue de picots (pour certains airs certaines notes ne sont jamais jouées), il faut plusieurs cylindres pour repérer et confirmer la division. Une fois la division trouvée, on cale la règle sur le cran de départ de la vis du cylindre pour trouver l'emplacement du couteau.

 

Les cylindres étaient fendus et avaient été endommagés par la précédente restauration. L'un d'entre eux était particulièrement altéré : il n'était pas rectiligne, entraînant ainsi le risque que les picots soient ou bien arrachés lors de la lecture ou au contraire non lus par le porte touches.

 
 

Les cylindres de l'orgue (détail) Illustration de fond de page : Les cylindres de l'orgue (détail)
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