Le grand feu : le décor est tracé sur l'émail en partant d'une gamme restreinte d'oxydes métalliques, très résistants au feu, mais ne comportant que cinq couleurs de base (bleu, jaune, violet, vert et plus rarement rouge). Ces couleurs portées à cuisson en même temps que l'émail sur lequel elles se superposent, se fondent à lui et n'apparaîtront pas en relief à la surface de l'objet fini.

 

   

Le petit feu ou feu de moufle : la pratique remontant à l'année 1749, d'une décoration au petit feu ou feu de moufle, révèle des différences. On procède dans un premier temps à une cuisson à grand feu de la pièce émaillée qui sera ensuite décorée au moyen d'une gamme beaucoup plus étendue d'oxydes colorants fragiles. C'est à partir de ces oxydes que l'on obtiendra des couleurs riches et variées produisant un décor qui formera à la surface de l'objet fini un relief caractéristique.

     

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