À partir de 1860, les processus industriels de fabrication du papier (dont le grammage doit varier, selon l'usage qui en sera fait, entre 7g/m2 et 30g/m2) sont parfaitement mis au point : préparation des matières premières, (chiffons ou déchets de lin et de chanvre), cuisson dans les lessiveurs, défilage et raffinage de la pâte dans les piles à cylindre avec adjonction de charges (carbonate de chaux, magnésie.) pour améliorer la combustibilité et fabrication du papier sur la machine. Les bobines de papiers sont alors débitées selon la demande des utilisateurs.

Les qualités requises pour un bon papier à cigarettes sont la résistance à la traction, à la déchirure et au froissement, une bonne opacité et un épair (aspect du papier vu par transparence) parfaitement homogène et enfin une excellente combustibilité : il doit se consumer uniformément et la fumée doit être sans odeur.
Le papier peut être filigrané, luxe extraordinaire alors qu'il était destiné à partir en fumée et à être réduit en cendres…

      
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