Les portraits au pastel de Jean Valade

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Portrait de la dame à la robe bleue et à l'éventail à demi ouvert

Le XVIIIe siècle coïncide avec un vif engouement pour l’art du portrait qui contribua en partie à l’épanouissement du pastel, dont la technique servait parfaitement ce genre. Son utilisation permet en effet d’obtenir un aspect velouté et vaporeux qui convient particulièrement au rendu des étoffes comme le velours, le taffetas ou les mousselines. Il émane aussi de cette technique un aspect doux et léger permettant d’obtenir des tons délicats pour mettre en valeur les différentes carnations de la peau et les tonalités de fards.

Cette popularité avérée du portrait auprès du public ne trouvait pas d’équivalent au sein de l’Académie, qui le considérait comme un genre mineur. L’institution mena une forte campagne de revalorisation de la peinture d’histoire, fortement encouragée au détriment des autres genres. Certains critiques, comme La Font de Saint-Yenne, s’insurgèrent contre le développement des portraits qui ne possédaient de valeur qu’en fonction du modèle représenté.

Malgré tout, les portraitistes et pastellistes connurent un public fidèle ; pastels et peintures à l’huile furent exposés ensemble aux Salons du Louvre jusqu’à la fin du XVIIIe siècle.

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