Patagonie

Hommage aux indiens disparus de Patagonie et de Terre de Feu, masques de Hervé Haon, création contemporaine

Les hommes oubliés

Halahàches et masque contemporain, vue de détail de l'exposition Esprit Halahàches et masques contemporain, vue de détail de l'exposition mention légale

Les indiens fuégiens

Les amérindiens qui peuplaient toute la Patagonie et la Terre de Feu étaient connus depuis leur découverte au XVIe siècle sous le terme assez vague d’indiens fuégiens (ou patagons).

Cette appellation imprécise regroupait en réalité quatre groupes humains bien distincts.

 

 

 

 

Carte de répartition des indiens fuégiens

Carte globale de l'Amérique du Sud
  •  
    Tehuelche
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    Selk'Nam
  •  
    Hausch
  •  
    Yamana
  •  
    Alakaluf

carte : Jean Monfort pour le musée d'Art et d'Histoire de Rochefort

 

 

Les Tehuelches peuplaient les pampas et les montagnes de la Patagonie orientale. Grands et forts, ils sont probablement à l’origine du mythe patagon (cette légende qui, depuis Magellan et jusqu’au milieu du XVIIIe siècle, laissait imaginer que le sud du continent américain était peuplé de géants à la force surhumaine).

Plus au sud, à l’est de la Terre de Feu, les Selk’nams (ou Onas) ainsi que les Hausch, étaient de redoutables chasseurs. Ils s’habillaient de longues capes en peaux de guanaco que complétait pour les hommes une pièce de cuir de forme triangulaire en guise de coiffure.
De toutes les tribus du sud, les Selk’nams formaient le plus grand groupe. Les plus nombreux, les plus puissants. On pense qu’avant l’invasion des blancs, avant que ne commencent les massacres au début des années 1870, les Selk’nams étaient quatre mille.

Ces deux groupes formaient les indiens de la terre ferme.

Yamanas (ou Yagans) et Alakalufs (ou Kawéskars), tels étaient leurs noms, hantaient eux les archipels du sud, le canal de Beagle et les eaux du détroit de Magellan. Pêcheurs, chasseurs à l’occasion, ils étaient les indiens de l’eau ou, comme l’a si bien dit le grand ethnologue français José Emperaire, «les nomades de la mer ».

Ces fuégiens du bout du monde étaient probablement parmi les peuples les plus isolés, les plus archaïques de la planète.

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