La peinture flamande et hollandaise dans les musées de Poitiers.

Annexes - Liste des artistes

École flamande

Jan Breughel I dit de Velours
(Anvers 1568 – 1625)

Fils de Peter Brueghel l'Ancien, il séjourna longuement en Italie où il se lia d'amitié avec Paulus Bril, grand paysagiste. Rentré à Anvers en 1596, il connut une brillante carrière. Sa vaste production, riche de thèmes et de types de composition très divers, pose des problèmes d'attribution : son fils Jan II et les enfants de celui-ci utilisèrent et copièrent largement son œuvre.

Anton Van Dyck
(Anvers 1599 – Londres 1641)

Peintre d'histoire et portraitiste majeur du XVIIe siècle, il assimila l'influence de la peinture vénitienne et de Rubens, dans l'atelier duquel il travailla à la fin des années 1610. Actif en Italie, en Flandre puis en Angleterre, il marqua profondément l'école artistique anglaise par sa manière élégante et aristocratique, aux tonalités froides et subtiles.

Frans Francken le Jeune
(Anvers 1581 – Anvers 1642)

D'une lignée de peintres active pendant deux siècles, il travailla à Anvers où il fut membre de la guilde de Saint-Luc à partir de 1605-1606. Son œuvre montre une grande diversité de sujets, pour la plupart tirés de la Bible ou de l'histoire antique, qu'il peignit avec une touche fine parfois difficile à distinguer de celle de ses frères et fils.

Willem Van Herp l'Ancien
(Anvers 1614 – Anvers 1677)

Les œuvres de cet artiste sont rares, et sa carrière encore mal connue. Formé à Anvers, où il fut reçu franc-maître en 1638, il peignit principalement des joyeuses compagnies et des sujets religieux, presque traités en scènes de genre et où l'influence de Rubens, Jordaens et David II Teniers est sensible.

Joos de Momper le Jeune
(ANVERS 1564 – 1635)

Inscrit à 17 ans dans la guilde de Saint-Luc de sa ville natale, il eut une carrière productive, spécialisée dans la peinture de paysage. Il peignit avec prédilection des vues imaginaires de montagnes grandioses, qu'il avait découvertes en travaillant à Rome aux côtés de Paulus Bril et de Jan Breughel de Velours.

Jacob van Oost l'Ancien
(Bruges 1603 – 1671)

Après un probable séjour en Italie entre 1621 et 1628, il fit carrière dans sa ville natale où il reçut de nombreuses commandes, notamment religieuses, et occupa une place majeure au sein de la guilde de Saint-Luc. L'influence du caravagisme, forte au début de sa carrière, se tempéra ensuite dans un langage plus rond, d'un caractère plus personnel.

Theodor Rombouts
(Anvers 1597 – Anvers 1637)

Elève d'Abraham Janssens, il se rendit à Rome en 1616 puis à Florence et à Pise en 1622. Maître à la Guilde de Saint-Luc d'Anvers en 1625, il réalisa de grands décors religieux qui lui valurent renommée et estime. Le ténébrisme aussi bien que la manière claire de Caravage marquèrent son style.

Peter Paul Rubens
(Siegen, Westphalie 1577 – Anvers 1640)

Figure majeure de l'école flamande du XVIIe siècle, Rubens fut un artiste polymorphe, un lettré, un humaniste, un diplomate au service des Habsbourg d'Espagne. Son talent, nourri lors de longs séjours en Italie où il s'imprégna de la peinture vénitienne, toucha tous les genres : portraits, allégories, sujets religieux, paysages… La contribution de son vaste atelier, qui accueillit de grands talents – dont Van Dyck – reste difficile à cerner.

David II Teniers dit le Jeune
(Anvers 1610 – Bruxelles 1690)

Elève puis collaborateur de son père David Teniers l'Ancien, il eut une carrière brillante et son œuvre très abondante –plus de mille tableaux – connut un rayonnement formidable pendant deux siècle. Reçu maître dans la guilde d'Anvers en 1633, il fut protégé par l'archiduc Léopold d'Autriche, gouverneur des Pays-Bas méridionaux à partir de 1647. Il développa une manière personnelle, teintée de l'influence d'Adriaen Brouwer, en plaçant la vie paysanne au cœur de son répertoire.

Maarten van Valckenborch
(Louvain 1535 – Francfort 1612)

Peut-être formé par son frère Lucas, il entra dans la guilde de Malines en 1559. Il eut une carrière itinérante, mentionnée à Anvers de 1564 à 1572, à Aix-la-chapelle en 1573, de nouveau à Anvers en 1585, puis à Francfort. Auteur de scènes religieuses et de paysages, il reste souvent confondu avec son frère.

Gaspar Pieter II Verbruggen dit le Jeune
(Anvers 1664 – Anvers 1730)

Formé par son père Gaspar Pieter I, il fut reçu maître dans la guilde d'Anvers en 1677, puis doyen en 1691, et membre de l'Académie de La Haye de 1706 à 1723. Décorateur fameux, il eut de nombreux élèves. La qualité de ses compositions florales, parfois plus élaborées que celles de son père, baissa à la fin de sa vie.

École hollandaise

Hendrick Bloemaert
(Utrecht vers 1601 – Utrecht 1672)

Fils aîné du peintre Abraham Bloemaert, il assimila à la fois le maniérisme de son père et la leçon caravagesque de Van Honthorst. Après un séjour à Rome, il se fixa dans sa ville natale où il exécuta scènes de genre, portraits, et sujets religieux qui lui étaient commandés pour les églises catholiques clandestines.

Ferdinand Bol
(Dordrecht 1616 – Amsterdam 1680)

Après une formation initiale dans sa ville natale, il entra dans l'atelier de Rembrandt à Amsterdam. Portraitiste et peintre d'histoire, il reçut d'importantes commandes officielles. La forte influence de son maître céda le pas, vers 1650, à une facture plus classique et plus lisse d'exécution.

Benjamin Gerritsz Cuyp
(Dordrecht 1612 – Dordrecht 1652)

Actif toute sa vie à Dordrecht, en dehors d'un séjour à La Haye en 1644, il fut l'auteur de nombreuses scènes rurales et de combats de cavaliers, peints dans le style pastoral où domine le brun clair. Sa prédilection pour certains sujets religieux – conversion de saint Paul, adoration des bergers – lui permettait d'isoler un groupe de figures travaillées en couleurs dans un faisceau de lumière.

Marten van Heemskerk
(Heemskerk, près de Haarlem 1498 – Haarlem 1574)

Formé auprès de Jan Schoreel, à la confluence de la tradition nordique et de l'influence italianisante, il fit un séjour de trois ans à Rome avant de se fixer à Haarlem où il influença durablement l'école picturale. Marqué par la terribilità de Michel-Ange et le maniérisme, il peignit de nombreux tableaux religieux et mythologiques qui témoignent des courants stylistiques qui traversèrent l'Europe au XVIe siècle.

Gerrit Van Honthorst
(Utrecht 1590 – Utrecht 1656)

Elève d'Abraham Bloemaert à Utrecht, il séjourna de 1610 à 1621 à Rome où il fut surnommé « Gherardo della Notte » en raison de sa prédilection pour les clairs-obscurs caravagesques. Rentré à Utrecht, il anima une école nombreuse avant de travailler pour la cour d'Angleterre puis pour celle de La Haye dont il fut le peintre officiel de 1637 à 1652. Il tempéra progressivement son inspiration caravagesque en adoptant une manière plus claire et plus classique.

Nicolaus Knüpfer
(Leipzig 1603 – Utrecht 1655/60)

Formé à Leipzig, il s'installa à Utrecht auprès d'Abraham Bloemaert. Il réalisa essentiellement des peintures d'histoire, notamment des sujets religieux, ainsi que des scènes de bataille et des portraits, pour une clientèle aristocratique européenne.

Nicolaes Maes
(Dordrecht 1634 – Amsterdam 1693)

Brillant émule de Rembrandt, il abandonna, dans les années 1670, l'austère grandeur des sujets d'histoire et de genre, pour une peinture plus rapide, et se spécialisa dans le portrait mondain à la mode dans toute l'Europe. La mise en scène théâtrale et l'élégance des modèles assurèrent le succès de cette formule dont raffolait la clientèle d'Amsterdam, dans une production de série d'une relative uniformité.

Jan Miensz Molenaer
(Haarlem vers 1610 – Haarlem 1668)

Marqué surtout par l'exemple de Frans Hals au début de sa carrière, il s'illustra par des scènes de genre d'une facture assez minutieuse et d'une grande vitalité expressive, où la peinture de joyeuses compagnies de joueurs, buveurs, chanteurs cèle une critique sévère des mœurs dissolues.

Pieter Symonsz. Potter
(Enkhuysen 1597 – Amsterdam 1652)

Installé d'abord à Leyde à partir de 1628 comme peintre et tailleur de verre, il se fixa ensuite à Amsterdam où il peignit des sujets religieux, des scènes de genre, des batailles, des portraits et des natures mortes. Ses paysages, d'un ton brun chaud, se rattachent à la vogue italianisante.

Roelant Roghmann
(Amsterdam 1597 – Amsterdam 1686)

On ne sait pratiquement rien de la biographie de cet artiste. Peintre, dessinateur et aquafortiste, il fut, d'après Houbraken, très lié avec Rembrandt dont il subit l'influence. Il eut une prédilection pour les paysages montagneux probablement peints d'après les souvenirs d'un voyage qu'il fit en Italie vers 1640. Dans ses dessins, il représenta surtout des vues de Hollande.

F. Sant Acker
(Hollande XVIIe siècle)

Ce peintre de nature morte n'est connu que par quelques tableaux signés, conservés dans les musées d'Amsterdam, de La Haye et de Berlin.

Cornelis Snellinck
(? vers 1610 – Rotterdam 1669)

Fils, neveu et petit-fils de peintres, ce paysagiste n'est connu que par une demi-douzaine d'œuvres. Bien que documenté seulement à Rotterdam, il semble avoir été sensible aux influences des écoles de Haarlem et d'Amsterdam. Il affectionna les lisières de forêt, ponctuées de silhouettes de cités ou de châteaux.