Alienor.org, conseil des musées, Exposition virtuelle : L'âge d'or de la peinture de marine :

L'âge d'or de la peinture de marine

Apogée et déclin de la marine à voile.

Alors même qu'elle atteint son niveau de technicité le plus élaboré, la marine à voile est condamnée par l'invention des moteurs à vapeur et les progrès de l'artillerie. La frégate cuirassée la Gloire, mise en chantier en 1858, dotée d'un moteur à vapeur de 800 chevaux entraînant une hélice en plus de ses mâts, est très vite suivie par d'autres unités où la coque (encore en bois pour la Gloire, bien qu'elle ait reçu un épais blindage de fer) est définitivement remplacée par une coque de fer.
Les progrès rapides de l'artillerie au XIXe siècle condamnent également les navires à coque en bois. Si les charpentes de chêne massif avaient une chance d'arrêter un boulet en fer plein, la généralisation des obus explosifs et l'adoption du chargement par la culasse des pièces d'artillerie a permis une augmentation énorme de la puissance de feu et des cadences de tir appelant une adaptation profonde des navires de guerre rendus très vulnérables au feu ennemi.
L'âge d'or de la navigation à voile prend fin et la marine, comme la peinture qui la représente, entre alors dans l'ère moderne.

Maquette d'aviso à propulsion mixte.

Maquette de l'aviso à propulsion mixte Le Bouvet, lancé à Rochefort en 1877. Julien Viaud, aussi connu sous le nom de Pierre Loti servit à son bord. Voir la fiche de l'objet (nouvel onglet)