L'église Saint Louis et la place Colbert.

L'église Saint Louis actuelle et la place Colbert.

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La tour des signaux.

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Portrait de Michel Bégon.

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Escadre hollandaise au mouillage, tableau de Willem Van de Welde, fin XVIIe début XVIIIe siècle (détail).

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Vue des remparts encerclant la ville.

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La ville

Au-delà de la zone dédiée à l'arsenal, on trouve bien évidemment la ville. Elle va se développer assez vite et compte 15 000 habitants en 1698, 23 000 en 1758.

Le cœur de l'ancien village est l'église Notre-Dame, dénommée aujourd'hui la « Vieille Paroisse ». Elle date du Moyen Âge et fut vraisemblablement édifiée au XIIe siècle.
La Tour des Signaux a servi également d'église, sous le vocable d'église Saint-Louis. L'église Saint-Louis actuelle date de 1835, elle abritait à l'origine le couvent des Capucins.

Le plan de la ville a été dessiné par le chevalier de Clerville au XVIIe siècle. C'est un plan régulier, en damier, comprenant deux rues principales que sont la rue Royale, appelée ainsi en hommage au Roi (actuelle avenue Charles de Gaulle) et la rue Dauphine, en hommage au Dauphin (actuelle rue La Fayette). Les rues délimitent 61 îlots au total. Ils accueillaient à l'origine des "cayennes", mot patois désignant des petites baraques en bois.

L'insalubrité de Rochefort à son origine est connue. Michel Bégon (1638-1710), nommé Intendant de la Marine à Rochefort en 1688 va urbaniser et assainir la ville. Il émet une ordonnance stipulant notamment que dans un délai d'un an, les cayennes doivent être rasées et remplacées par des maisons en pierre de taille, à deux étages, alignées sur la rue et mitoyennes.

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Zone importante au cœur de la ville, le Jardin du Roi s’étendait à l'origine jusqu'à la Place Colbert (ancienne place des Capucins). Rochefort, ville nouvelle née d’une volonté politique se devait d’avoir une demeure digne d’accueillir le souverain. Il s’agit de la Maison du Roi entourée de son jardin créé pour le bien-être de ce dernier même s’il ne viendra finalement jamais à Rochefort. La Maison du Roi abrite aujourd’hui l’actuel Commandement des écoles de la Gendarmerie Nationale.

Les remparts sont construits à partir de 1676. Á cette époque, l’armée hollandaise s’approche des côtes françaises de façon inquiétante et Colbert prend conscience que si l'arsenal est bien protégé, la ville, elle, est sans protection côté terre. Ils sont constitués de redans (pointes triangulaires qui comportaient chacune une échauguette) et de bastions (pointes plus « carrées » à trois côtés).
On peut observer aussi une poterne (petite porte) qui permettait d'accéder plus facilement à l'hôpital maritime. Si les remparts n'ont pas un rôle réellement défensif, ils permettent surtout un contrôle de la ville. En effet, il y avait un droit de péage pour rentrer dans la cité. Ce droit permit notamment de financer le pavage des rues (1684).
Longtemps menacés de destruction et férocement défendus par Pierre Loti, les remparts sont classés Monuments Historiques, déclassés en 1921 et rasés à partir de 1923. Les arguments avancés pour légitimer cette destruction sont l'insalubrité qui régnait au pied des remparts et le fait qu'il n'y avait que trois petites entrées pour accéder à la ville. Ces trois accès sont les portes de La Rochelle, de Martrou et de Charente. Cette dernière fut détruite en 1859 lors du creusement des deux bassins et remplacée plus à l'ouest par la porte Bégon.
Toute la partie des remparts située des deux côtés de la porte de La Rochelle, une fois ces derniers détruits, a été rachetée par l'Àtat et on y trouve d'ailleurs aujourd'hui uniquement des bâtiments publics : poste, hôpital civil, écoles.

Les faubourgs quant à eux sont construits à partir de 1688 sous forme de petites maisons basses et de vastes terrains qui permettaient aux ouvriers de l'arsenal de cultiver un potager. Le plan des faubourgs reprend le tracé géométrique de la cité intra-muros.

De la corderie à l'hôpital en passant par les remparts

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À la jonction entre la ville et les faubourgs, se trouve l'Hôpital Maritime. Un premier hôpital fut construit au niveau du quai aux vivres, mais il s'est vite avéré trop petit et mal conçu. D'où la construction d'un deuxième hôpital inauguré en 1788, constitué de plusieurs pavillons afin d’isoler les patients et limiter les risques d'épidémie en permettant la mise en place d’un vrai système de quarantaine. Cet hôpital va ensuite accueillir une École de Médecine Navale (créée dès 1722) ainsi qu'un musée. Il sera ouvert jusqu’en 1983. En plus de la médecine, la pharmacopée était étudiée à Rochefort en relation avec les plantes rapportées par les expéditions maritimes. Seul subsiste aujourd’hui le musée de l’Ancienne École de Médecine Navale.

L'hôpital maritime

L'hôpital maritime.

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Comme le souhaitait Louis XIV, l'arsenal de Rochefort était bien devenu le plus grand, le plus beau et le plus moderne du royaume. Tout ce qui était nécessaire à l'équipement d'un navire de guerre pouvait y être réalisé : charpente, voile, canons, cordes… En 1670, il fabriquait pour la marine française, la Royale, un vaisseau sur quatre, une frégate sur trois, puis en 1691, un vaisseau sur trois. Mais l'activité se ralentit peu à peu, jusqu'à la fermeture de l'arsenal en 1927.

Le plan-relief de Pierre-Marie Touboulic, pièce majeure des collections du musée d’Art et d’Histoire, donne à la fois une vision précise de la ville et de son arsenal en 1835 et permet également de comprendre l’histoire de Rochefort, son évolution, les liens unissant la cité et le complexe militaro-industriel qu’est l’arsenal.