La vocation artistique de la Maison Quantin : une question de mise en page

La recherche plastique s’intéresse alors au cadre des images qui est investi d’une dimension décorative, comme dans Les deux bossus de Maurice Radiguet où les blancs inter-iconiques sont ornés d’une fleur chaque fois différente. L’esprit japonisant de l’encadrement figuré en bambou coïncide alors avec le conte nippon et répond à l’intérêt croissant au XIXe siècle pour l’art japonais.

Dans une autre planche de Radiguet, L’œuf à surprise, la case devient circulaire et s’ornemente de motifs floraux et végétaux qui prolongent les éléments de l’icône au point que le décor se fasse décoration. Significatifs, des éléments comme la fenêtre ouverte sur le jardin défendu à la fillette et le coquetier duquel naît un monstre cauchemardesque sortent manifestement de l’espace délimité, que l’on pourrait aussi dire conscient ou sécuritaire. De la même manière que le cauchemar franchit les barrières du possible, ces éléments dépassent les limites du cadre. Audacieuse, cette mise en case est reprise plus tard par l’imagerie Pellerin dans Courte joie ! de Chauffour, où l’on retrouve le même nombre de cases rondes séparées par des fleurs.

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  • Les deux bossus : vue générale
  • Les deux bossus : ornementation en bambous
  • Les deux bossus : habillage de l'espace inter-iconique avec des fleurs
  • Courte Joie, de l'Imagerie d'Épinal
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