La vocation artistique de la maison Quantin : une question de mise en page

La revitalisation de la composition régulière

C’est à l’imagerie Pellerin que revient l’idée de fragmenter l’image unique des premières planches populaires en de petites icônes (12, 16 ou 20) prenant chacune en charge un moment de l’histoire développée par le texte. Si elle accoutume les lecteurs à l’appréhension du « multicadre », cette fragmentation se fait au bénéfice d’une mise en page quasi invariable, organisée en une grille orthogonale de trois à cinq rangées d’images immuablement carrées – d’où le nom de « gaufrier » qu’André Franquin a donné plus tard à ce genre de composition régulière. Cet ordonnancement répond avant tout au souci de lisibilité et de distinction claire des éléments texte/image, la feuille populaire s’adressant, de fait, aux paysans, artisans, ouvriers puis aux enfants dont il convient de faciliter la compréhension.

Dite conventionnelle, cette organisation se perpétue dans l’Imagerie artistique. On la retrouve dans les planches les plus proches de la tradition spinalienne ; celles qui se situent, en raison de l’isolation des cases et de leur enchaînement discontinu, à la frontière du genre de l’histoire en images – les vignettes y sont souvent plus illustratives que narratives.

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