La recherche sur les propriétés physiques des corps doit beaucoup à l'étude des phénomènes électriques de toute sorte. Une anecdote rapporte que Benjamin Franklin (physicien et homme politique anglais, 1706-1790) servit à ses invités au cours d'un dîner électrique un dindon tué par commotion électrique qu'il fit rôtir avec un tournebroche électrique devant un feu allumé par une bouteille électrique.
Il servit à boire dans des verres électrisés, le tout au bruit de décharges d'une batterie électrique.

Dès le début du 17e siècle, les chercheurs découvrent le rôle conducteur de certains matériaux (fil de laiton) et les propriétés isolantes de certains autres (fil de soie). Ils s'aperçoivent aussi que l'électricité peut se transmettre sans contact et qu'il en existe
de deux sortes : celle produite par les corps vitreux (verre, cristal) et celle provenant des corps résineux (ambre, cire à cacheter, copal).

Deux charges semblables se repoussent ; des charges opposées s'attirent.

 

Les machines à produire l'électricité enthousiasment le public européen.
La bouteille de Leyde, où de l'eau électrisée est emmagasinée,
produit une décharge spectaculaire lorsqu'elle est approchée
d'un objet non isolé. L'arbre de fer de Louis Lémery
(chimiste, 1677-1743) est obtenu en plaçant dans un
pot de la limaille de fer et du vitriol.

 

On s'intéresse aussi à l'électricité produite par la nature : la foudre, les décharges libérées par certains poissons, le corps humain… Charles de Coulomb (physicien français, 1736-1806) établit la loi sur les forces attractives ou répulsives qui s'exercent entre deux charges et, à la fin du 18e siècle, Alessandro Volta (physicien italien, 1745-1827) met au point la première pile électrique. On peut désormais disposer à volonté de courant électrique continu.

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