Julien Viaud, en littérature Pierre Loti (1850-1923), demeure un des grands écrivains voyageurs de la fin du 19e siècle et du début du 20e siècle.

Parmi ses nombreux récits plus ou moins romancés : le triptyque Le Désert, Jérusalem, La Galilée tient une place particulière puisque ce voyage n’est pas lié comme la plupart à une mission militaire ou diplomatique, mais résulte d’une démarche personnelle de Loti. Il espère en foulant la Terre Sainte retrouver la foi de son enfance. Ce récit relève plus du journal intime.

Comme à son habitude Loti a rapporté de son pèlerinage en Terre Sainte un nombre important de plaques de verre dont certaines ont été tirées et montées en albums.

La comparaison entre ceux-ci et le récit ne laisse aucun doute sur l’utilisation faite par Loti des images photographiques comme support de sa mémoire. Chaque instantané peut ainsi figer un moment du voyage et permet à l’écrivain de compléter son récit. L’image étant moins l’illustration du texte que sa source.
Il a utilisé cette technique pour nombre de ses récits de voyage.