Si Loti ou ses compagnons prennent des photographies, il achète également des images sur place, auprès de photographes locaux : dans de nombreux pays, d'abord visités par des explorateurs puis des militaires, des photographes font le commerce de photographies auprès des touristes de passage.

La collection de photographies constituée par Pierre Loti à l’occasion de ces voyages est estimée à plusieurs milliers de documents (plaques de verre, tirages papier). Aujourd’hui seule la moitié de cet ensemble est en possession de la Maison de Pierre Loti, le reste est demeuré entre les mains de ses descendants.

Ces photographies aux multiples sujets : ses maisons de Rochefort et du Pays-Basque pour les plus intimes, l’Égypte, la Turquie, le Moyen-Orient, l’Inde, la Chine, le Japon et d’autres pour les plus lointains, présentent souvent une réelle valeur artistique mais aussi historique et éthnographique puisqu’elles présentent des lieux et des modes de vie aujourd’hui abolis.

La plupart de ces clichés sont inédits. C’est afin de les publier, et pour résoudre des problèmes de conservation, que le musée d'Art et d'Histoire de Rochefort mène en ce moment un travail d'inventaire et d'analyse de cette collection.

Les plaques de verre sont utilisées comme supports de la photographie, positifs ou négatifs, dès 1850. L’émulsion photosensible était appliquée sur une fine plaque de verre. Ce support avait l'inconvénient d'être assez fragile ; l'émulsion en elle-même a parfois souffert des manipulations et des conditions de stockage.