L'Aurore et Tithon

Le destin d'un tableau royal

Chaque œuvre fut payée 1 500 livres aux académiciens, prix important qui devait entériner et affermir la valeur du « grand genre ». Acquises par l’administration royale, les toiles furent pour certaines intégrées au décor de maisons princières, pour les autres gardées et inventoriées dans les magasins des bâtiments du roi. À la Révolution, elles entrèrent naturellement dans les collections nationales.

À une date inconnue, entre 1823 et 1854, Aurore et Tithon fut agrandie, probablement pour s’adapter au décor d’une demeure de la Couronne : les deux toiles de Carle Van Loo et de François Boucher, peintes pour le même concours, connurent une transformation identique pour être présentées au château de Saint-Cloud.

Rentrée au Louvre en 1872, l’œuvre de Pierre fut envoyée l’année suivante à Poitiers, tandis que cinq autres peintures du concours étaient destinées aux musées d’Orléans, de Nancy, d’Amiens et de Besançon.

L’ivresse de Silène, par Carle van Loo (musée des Beaux-Arts de Nancy) précédent suivant