statuette - statuette féminine Nkisi

Titre : statuette féminine Nkisi
Dénomination : statuette
Auteur - Exécutant : Kongo
Désignation
Numéro d'inventaire : 898.5.3
Domaine : croyances - coutumes, ethnologie
Matières : bois, étoffe, verre, fibre végétale, tukula, pterocarpus soyauxii
Techniques de réalisation : ocre, toile
Dimensions et formes : H. 26 ; l. 9,5 ; e. 7
Description :

Cette statuette est composée de bois dur rougi au tukula (bois rouge du pterocarpus soyauxii), de tissu rouge, de deux `médicaments`, de fibres végétales, de traces d'ocre sur la tête et d'yeux incrustés de verre.
Cette statuette finement sculptée comporte deux médicaments, un sur le ventre et un derrière la tête (elle témoigne des souffrances d'un individu et des tentatives d'une thérapeutique dont il ne faudrait pas sous-estimer les effets).

Découverte
Lieu de découverte  - de collecte : République Démocratique du Congo (Afrique, pays)
Date de collecte, de découverte : entre 1887 et 1896
Collecteur : Largeau Victor
Type de découverte : enquête ethnographique
Données sur l'exécution
Lieu de création - d'exécution : République Démocratique du Congo (Afrique, pays)
Siècle ou millénaire : 19e siècle
Précision sur la genèse :

Chez les Kongo (Yombé, Sundi, Woyo...) et leurs proches voisins du Congo et du Zaïre, on consulte le nganga ou devin-guérisseur pour résoudre tous les maux physiques ou moraux qui peuvent atteindre un individu ou un groupe ; il pratique également la divination et la magie blanche ou noire. À ne pas confondre avec avec le sorcier, le ndoki, qui agit toujours clandestinement et négativement. Le nganga doit découvrir et contrer cet ennemi de l'équilibre familial ou villageois.

Outre une abondante pharmacopée, le nganga dispose de touts sortes d'accessoires, grigris et fétiches en bois sculpté dont les principaux sont les -1- statuettes nkisi appelées encore na moganga : dotées d'un pouvoir de protection bénéfique, elles sont censées écarter les maladies et le mauvais œil, assurer chance et succès à l'agriculteur, au chasseur, au guerrier, protéger la grossesse, l'enfant, la famille...-2- les nkondi ou fétiches à clous qui se présentent le plus souvent sous l'aspect d'un personnage au bras droit levé, brandissant une lance ou un poignard, portant sur le ventre un réceptacle de matières magiques, parfois fermé par un morceau de miroir, et bardé de clous et d'objets en fer qui sont autant de prières adressées à l'esprit du fétiche, ce dernier pouvant à la fois conjurer le mal et le porter à distance...

Données sur l'utilisation
Utilisation : médicament, croyance et rites
Période d'utilisation : 19e siècle
Lieu d'utilisation : République Démocratique du Congo (Afrique, pays)
Utilisateur : Kongo
Administration
Localisation de l'objet : musée Bernard d'Agesci (Niort, bât.)
Propriétaire : Niort propriété de la commune
Date d'acquisition : achat
Ancienne appartenance : Largeau Victor entre le 1 janvier 1887 et le 31 décembre 1896
Veuve Largeau en 1896
Société de statistique des Deux-Sèvres en 1898
Société Historique et Scientifique des Deux-Sèvres en 1904
Service gestionnaire : conservation des musées de la Communauté d'Agglomération du Niortais
Documents et objets liés
Bibliographie : L'Art africain dans les collections publiques du Poitou-Charentes, Rochefort, 1986_1 (Page : 50)
© Alienor.org, communauté d'agglomération du Niortais

M0841_898-5-3_p1 statuette, inv.898.5.3
Musées de la Communauté d'Agglomération du Niortais


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