tablette votive

Dénomination : tablette votive
Auteur - Exécutant : Unambal (ethnie)
Désignation
Numéro d'inventaire : 990.8.1
Domaine : sculpture, croyances - coutumes, ethnologie
Appelation historico-commerciale : planche rituelle
Appellation vernaculaire : tjuringa
Matières : bois, kaolin, ocre, patine rougeâtre
Techniques de réalisation : relief, gravure, pigment
Dimensions et formes : H. 154 ; L. 10
Sujets représentés : ornement à forme géométrique
Description : Cet objet, particulièrement sacré et tabou, porte des signes gravés (cercles concentriques, spirales, lignes ondulées, arcs de cercle, points, pointillés) dont le sens très intime est réservé à son possesseur.
Découverte
Lieu de découverte  - de collecte : Kimberley (Australie-Occidentale, rég.)
Précision sur la découverte, collecte : Nord Monts Kimberley
Données sur l'exécution
Lieu de création - d'exécution : Australie (Océanie, pays)
Siècle ou millénaire : 1er quart 20e siècle
Précision sur la genèse : On retrouve ce type de planche rituelle dans le centre et l'ouest australien. Elle est tabou, soigneusement cachée aux profanes. Seul un homme, lors de son initiation la verra. La tablette est, d'après le récit donné par les Aborigènes aux blancs, la demeure de l'esprit de leur propriétaire ou de ses totems, de ses ancêtres totémiques. Chaque Aborigène possède un tel objet résumant son destin.Le Tjuringa est attribué à une personne, dès lors que la grossesse de sa mère est établie dans un lieu bien précis. Dans la conception aborigène du Temps du Rêve, le cycle de vie commence et finit par " l'esprit ". La conception est l'effet du pouvoir d'un être du Temps du Rêve qui a pénétré le corps d'une femme en un certain lieu, toujours en relation avec un mythe. On détermine alors quelle sera l'identité spirituelle de l'enfant dès sa conception. Un tjuringa en relation avec le mythe, l'être et la particularité du paysage, lui est alors atttribué.
Données sur l'utilisation
Utilisation : rite et culte
Précision sur l'utilisation : Ces tablettes, accessoires du culte kurangara, "conservés dans des abris sous roche, arbres creux, sur les sites sacrés près des rochers Tjuringa. Lors des cérémonies, les Tjuringa sont sortis et présentés aux nouveaux initiés, chantés, frottés de graisse et d'ocre, recouverts de tresses de cheveux humains ou de touffes de duvet d'émeu. Chaque tablette s'accompagne d'un chant qui rend intelligibles les signes qu'elle porte malgré la polysémie de ceux-ci et de leurs combinaisons".
Administration
Localisation de l'objet : Le Musée d'Angoulême (Angoulême, bât.)
Propriétaire : Angoulême propriété de la commune
Date d'acquisition : achat avec le concours du FRAM en 1990
Ancienne appartenance : Eskenazy Acher
Service gestionnaire : Le Musée d'Angoulême
Documents et objets liés
Bibliographie : Eskenazy A 1990
© Alienor.org, Musée des Beaux-Arts d'Angoulême

M0818_990-8-1 détail de la tablette tjuringa n°990-8-1, Unambal, Australie.
Musée des Beaux-Arts d'Angoulême


Nous ne donnerons pas suite à vos demandes d'estimation financières, veuillez vous rapprocher des salles de vente ou des commissaires priseurs pour ce type de démarche.
Merci de votre compréhension.