Mignard Pierre

État civil : Mignard Pierre
Type de personne : personne physique
Identification
École nationalité : France
Naissance : Né Troyes (Aube, ville) le 17 novembre 1612
Décés : décédé Paris (Paris, ville) le 13 mai 1695
Biographie : Peintre d'histoire, de portraits, de miniatures, de compositions murales, Pierre Mignard - dit Le Romain - travailla plus de vingt ans à Rome, puis s'installa à Paris. Il fut chargé de peindre la coupole du Val-de-Grâce (1663), devint le portraitiste attitré de la noblesse et succéda à Le Brun dans toutes ses charges (1690).
Si l'on en croit l'abbé de Monville, Mignard serait d'origine anglaise. Son père se serait appelé Pierre More. Venu en france, il s'établit à Troyes et ses six enfants ayant été présentés à Henri IV, celui-ci, sur leur bonne mine, leur aurait donné le surnom qu'ils conservèrent. Cette assertion est contredite par d'autres documents établissant que le père de Mignard portait ce nom bien avant de rencontrer Henri IV.
Pierre Mignard était destiné à être médecin, un de ses frères, Nicolas, étant déjà peintre. Mais devant les dispositions exceptionnelles montrées par l'enfant, son père l'envoya à douze ans chez un peintre de Bourges nommé Jean Boucher. Il y resta un an, revint à Troyes, puis partit pour Fontainebleau afin d'y travailler d'après les peintures et les sculptures du château.
Deux ans plus tard, rentré à Troyes, il y fut chargé de la décoration de la chapelle du château de Coubert qui appartenait au maréchal de Vitry. Mignard avait alors quinze ans. Grâce à la protection du maréchal, le jeune artiste entra dans l'atelier de Vouet dont il devint bientôt un des élèves favoris au point que le maître voulut le marier avec sa fille. Malgré les avantages qu'il eût pu tirer de cette union, Mignard refusa et partit pour l'Italie au début de 1636. Il y retrouva à Rome un de ses anciens condisciples de l'atelier de Vouet, le peintre Du Fresnoy, avec qui il étudia les anciens maîtres : le Corrège, Pierre de Cortone.
Les premiers tableaux de Mignard furent la famille de M. Hugues de Lionne et le portrait de M. Arnaud. Ces deux tableaux lui valurent l'honneur de faire le portrait du pape Urbain VIII. Mignard passa huit mois à copier les peintures de Carrache dans la galerie Farnèse pour le frère aîné de Richelieu, cardinal de Lyon. L'influence du maître se sentit fortement dans les nombreux portraits que peignait le jeune artiste à ce moment.
Mignard se rendit ensuite à Venise et de là à Modène sur la demande du grand-duc de Toscane. Son succès comme protraitiste était considérable. Il excellait également dans la peinture des Vierges bien que la technique de ces tableaux fût un peu superficielle : on les désignait même sous le nom de `Mignardes`, par allusion aux grâces quelque peu factices qu'il y déployait. Cela restera cependant par la suite la caractéristique de sa manière, notamment dans ses portraits à la fois sensuels et précieux, dont le genre sera ensuite souvent imité.
Il y avait vingt-deux ans que Mignard était à Rome lorsque le roi le rappela en France. Il rentra au début d'octobre 1657, mais la maladie le contraignit à s'arrêter à Avignon chez son frère Nicolas. Il y resta huit mois sans pour autant arrêter de travailler. Ce fut à cette époque qu'il fit la connaissance de Molière. Rétabli, il partit pour Paris, s'arrêtant quelque temps à Lyon, puis se rendit à Fontainebleau. M. de Lionne l'y présenta à Mazarin qui lui commanda le portrait du roi destiné à être envoyé à l'infante Marie-Thérèse d'Espagne. Mignard le peignit en trois heures. Ce succès lui en valut d'autres. Il prit un logement avec Du Fresnoy et les commandes affluèrent. Il exécuta le portrait du duc d'Epernon et reçut de lui commande de la décoration de l'Hôtel de Longueville qui lui fut payée 40000 livres.
Il devint le peintre presqu'officiel de toute la famille royale et de la cour. Une de ses plus belles oeuvres de l'époque est son portrait de Madame de Montespan et de son fils. Devenu portraitiste à la mode, il peignit aussi, entre autres, les portraits de Madame de la Valière, Madame de Maintenon, Madame de Sévigné, Madame de Lafayette, Colbert, Turenne, Bossuet, laissant ainsi une incomparable chronique en images des grands personnages de son temps (d'après E. Bénézit).
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