croix de saint jean - 1990.5 bis.1

Croix composée de brins de moelle de jonc blanche, de bandelettes de papier de soie rouge et de mousse fixés à l'aide de fil textile sur une croix latine en bois. Les brins de moëlle sont entortillés entre eux et les rubans de papier pliés de manière à imiter les pétales de fleurs.

9, place Gambetta (cœur de ville)

17310 Saint-Pierre-d’Oléron

Ouvert - dimanche : 14h - 18h

9, place Gambetta (cœur de ville)

17310 Saint-Pierre-d’Oléron

Ouvert - dimanche : 14h - 18h

9, place Gambetta (cœur de ville)

17310 Saint-Pierre-d’Oléron

Ouvert - dimanche : 14h - 18h


Caractéristiques

Numéro d’inventaire
1990.5 bis.1
Domaine
ethnologie - croyances - coutumes
Dénomination
croix de saint jean
Nombre d’exemplaire
1
Utilisation
croyance et rites
Précisions sur l'utilisation

Les croix de Saint-Jean étaient traditionnellement confectionnées et installées au-dessus des portes des maisons ou bâtiments agricoles le 24 juin, jour le plus long de l’année associé au solstice d’été et à une période intense de fenaison (ramassage du foin). Le 24 juin au matin, les personnes qui ne participaient pas aux récoltes familiales (personnes très âgées et jeunes enfants) ramassaient les fleurs, plantes ou céréales nécessaires à la confection des croix : achillée mille feuilles, seigle, fenouil, bruyère, millepertuis et laurier dans les Landes, mais aussi jonc, blé, marguerite, lierre terrestre, joubarbe, armoise, sauge, feuilles de noyer ou orpin et chatons de châtaignier selon les régions. Ces plantes ou cette moëlle de jonc étaient fixées sur une structure en bois ou en métal. Puis, les croix étaient apposées. Les métayers en apportaient une au maître de la métairie. Celles de l’année passée étaient brûlées le soir. Par ailleurs, ces croix apportaient une protection particulière aux bâtiments nouvellement construits.

Le rite est d’origine païenne, mais il a été repris par la religion catholique avec les bénédictions et messes dédiées à Saint-Jean. Les croix, d’une dimension d’environ 20x20 cm, avaient pour propriété d’apporter une abondance de nourriture et une protection des récoltes, des personnes, des animaux et des bâtiments contre les « mauvais sorts » et les maladies (la plupart de ces plantes ont des vertus médicinales) toute l’année durant. Ce rite est toujours pratiqué en France dans une moindre mesure.

Matière
moelle de jonc - bois - mousse végétale - papier
Technique
textile - brins liés noués
Dimensions et formes
H. 23 ; L. 13,5 ; E. 2,5
Localisation de l'objet
Écomusée de Marquèze (Sabres, bât.)
Propriétaire, type de propriété
Parc naturel régional des Landes de Gascogne, propriété du Syndicat Mixte
Mode d'acquisition par le musée, date d'acquisition
don,
Service gestionnaire
Écomusée de Marquèze
Précisions administratives
Catalogage par Dupin Marie
Ancienne appartenance
Raoul-Klein Marie-José

Une question? Contactez

Ces œuvres peuvent

vous intéresser