Auguin Louis-Augustin (Auguin Louis Auguste, Auguin Louis Augustin)

personne physique


Biographie

Louis Augustin Auguin fut, à Paris, l'élève de Jules Cogniet. C'est là qu'il fit la connaissance de Corot. Très influencé par Ruysdaël et Le Lorrain (qu'il qualifie de `peintres de la lumière`), il perfectionne sa technique en effectuant un véritable tour de France pour étudier les paysages les plus divers. Plus tard, il installe son atelier au musée des Beaux-Arts de Rochefort. Mais la grande école de la nature l'attire à nouveau et il ferme son atelier vers 1860, pour travailler dans plusieurs résidences campagnardes et reproduire les sites les plus pittoresques de la Charente, de la Saintonge, du poitou, du Périgord, du Limousin, des Landes et des Pyrénnées. Quelques temps après, il se fixa à Port-Berteau, sur la rive droite de la Charente, près de Saintes. Ce séjour aura pour lui de l'importance : c'est là qu'il rencontre Gustave Courbet ; grâce à Etienne Baudry, mécène provincial et Hippolyte Pradelle. Tous trois s'installent à Port-Berteau et peignent leur paysage en pleine nature. En 1863, le `groupe de Port-Berteau` expose à Saintes : parmi les oeuvres présentées, un paysage peint par Auguin et Courbet. Son sens de la nature interdit à Auguin de peintre toute vie humaine et le paysage devient véritable communion entre le ciel, la terre et l'eau. Le traitement de la végétaion rappele l'école française du 18ème siècle, tandis que le jeu de lumière souligne l'influence de l'école hollandaise. Néamoins,la composition de ses paysages dénote une grande originalité dans le rendu des plans d'eau et la composition des lointains. Auguin reçut plusieurs médailles au cours de sa vie : la Médaille d'Honneur à La Rochelle en 1866, La Médaille de 3ème classe en 1880, la Médaille de 2ème en 1884. En 1894, il reçut également la Légion d'Honneur.

Complément du musée de Borda :
Élève de Léon Cogniet et de Corot à Paris, il exposa régulièrement au Salon, entre 1846 et 1904. Il expose aussi à Bruxelles et Vienne des paysages des Charentes, de la Saintonge et du Sud Ouest, assez voisins de la sensibilité de Corot. Il prit part à l'Exposition Universelle de Paris en 1900. Il s'est plu à reproduire les sites les plus pittoresques des paysages de Charente, Saintonge, Poitou, Périgord, Limousin, des Landes et des Pyrénées. Il se retire à Bordeaux. Nombreuses toiles dans les musées du centre et de l'ouest, et dans celui de sa ville natale. Il est un paysagiste à 100%, instruit par son père, peintre autodidacte. 1842 à 18 ans reçoit une bourse de la municipalité de Rochefort pour 3 ans, et monte à Paris Il commence par être élève à l’atelier de Cogniet sans enthousiasme. Puis arrive à rencontrer et intéresser Corot qui le conseille ; il se forme surtout seul au Louvre. La nature est son véritable maître. Auguin choisi de parcourir la France et de la peindre, en rentrant tous les étés à Rochefort. Il peint « tendre » à la Corot. 1844 1845 il envoie 2 toiles à Rochefort ; elles serviront à la décoration de l’Hôtel de Ville. 1846 il est admis à son 1° Salon et commence à vivre de son art. 1848 il participe à la Révolution dans le cercle de Lamartine ; déçu par le coup d’Etat, rentre en Saintonge et réside à Rochefort. Là Auguin donne des cours de peinture, organise des expos… pour éduquer ses compatriotes ; en vain ! 1855 se marie avec Adrienne Leblanc ; elle lui sera d’un grand secours moral, et n’auront pas d’enfant. Il finit par abandonner ses activités pédagogiques et se remet aux pinceaux. Pour cela il s’établit à Port-Berteau avec sa femme. Il y rencontre paysans et aristocrates, devient populaire, reprend des contacts avec les opposants politiques ; parmi eux Théodore Duret qui deviendra critique d’art opposé à l’Impressionnisme. Auguin rencontre Courbet à ce moment là, qui décide de passer une année à Port-Berteau à travailler. Ensemble ils travaillent sur le terrain : c’est donc le début du Pleinairisme (plein air..). La peinture d’Auguin gagne désormais en force et vigueur grâce à ce temps de collaboration avec Courbet. Ce dernier fait le portrait d’Auguin le 23.09.1862. 01.1862 expo des peintres de Port-Berteau à l’Hôtel de Ville de Saintes dont des Corot, Courbet, Auguin ; printemps 1863 expo semblable à Bordeaux. Ces 2 expo remportent un véritable succès. Auguin décide alors de réaliser son vieux rêve : s’installer à Bordeaux. Bons débuts sociaux à Bordeaux. Son école marche bien. Il peint la campagne girondine, rentre chaque été en Saintonge. 1870 les désastres de la guerre et de la chute du 2° Empire le touchent profondément. Il rentre en Saintonge pour se trouver, peindre, et exciter le patriotisme des paysans, mais certains le voyant peindre la nature, croient qu’il prépare le terrain à l’invasion de l’ennemi ! ! Travail tendre et ouaté du jeune Auguin, influencé par Corot, devient vigoureux au contact de Courbet. « Par contre, ce qui nuit le plus à ces tableaux, c’est le foisonnement excessif de la végétation, qui dénote une incapacité à éliminer le superflu, étrangère à Courbet, c’est une richesse de ton répartie sur toute la toile, un soutenu, qui, même dans les paysages les plus étendus, interdit à l’œil de découvrir un coin de nature où il puisse, quelques secondes, se reposer. Il s’en rendit compte lui même, peut être sous l’influence de l’Impressionnisme, qui commençait à opérer un changement dans la vision du public.» Auguin a 60 ans, et il change sa manière de travailler, en recherchant davantage la lumière des rives de l’Atlantique que celle des forêts et sous bois qu’il a peint jusqu’alors. C’est à ce moment là qu’il peint la côte landaise. Auguin participe a de très nombreuses expositions en France et à l’étranger, est médaillé de toutes parts. En 1884 il est admis à l’Académie de Bordeaux et reçoit la Légion d’Honneur en 1894 (trop tard dit-il). Ses cours et son atelier à Bordeaux deviennent le ferment de cette jeune école bordelaise (du paysage) ; parmi ses élèves : Sébilleau, Mignet, Pouget, Antin, Molliet, Sprenger, Jaquelin, Darnet, Dubost… trait commun = atmosphère de fine et émouvante lumière. 1893 son épouse meurt. Il est recueilli par une de ses anciennes élèves, Gabrielle Dinguidar, qui le vénère ; il vit toujours à Bordeaux. 1898 se déclare une tumeur à l’intestin ; il se sait condamné et continue son travail. 30.07.1903 il meurt. Melle Dinguidar hérite de toutes ses peintures et souvenirs ; elle même meurt en 1938, et l’héritage d’Auguin est dispersé lors d’une vente publique. Auguin a « tendu vers… la maîtrise de la lumière… il a su garder la mesure et enrichir son art des richesses des autres…possession d’un dessin impeccablement classique. Au Romantisme il a pris une de ses meilleures conquêtes : il a « déshumanisé » la nature : dans ses paysages aucune vie humaine, aucune construction, sinon insignifiantes, ne viennent, comme c’est souvent le cas chez Corot ou Courbet, rompre sa communion avec le ciel, les arbres et les eaux… Il a fini aux frontières de l’Impressionnisme, dont il a adopté la clarté, sans vouloir se prendre à ses jeux de couleurs, trop fantaisistes pour le virgilien qu’il était resté ».
Type d'information : Source vérifiée : "Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs", Gründ, 1999
Type d'information : Source vérifiée  : Gérard SCHURR - Les Petits Maîtres de la peinture 1820 - 1920, valeur de demain" - Les Editions de l'Amateur - t. II - Paris, 1982.


Identification

Sexe, genre
masculin
École ou nationalité
France
Lieu de naissance, de création
Rochefort (Charente-Maritime, ville)
Date de naissance, de création
29.05.1824
Lieu de décès, de disparition
Bordeaux (Gironde, ville)
Date de décès, de disparition
30.07.1903

Documentation

Référence bibliographique
Aubisse Gérard 2001, page(s) 90-91-92

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